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  • Lieu: Villers sous saint leu
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achuland

Villers sous saint leu

achuland

Villers sous saint leu
Complété
Confession
2 personnes ont trouvé cette critique utile
août 6, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 7.0
Acting/Cast 8.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

Rien de nouveau mais qui se laisse regarder

C'est un peu injuste, une critique de 2022 sur un drama de 2019 aura sûrement plus de point négatif à souligner. Ceci dit, en toute honnêteté, je ne pense pas qu'en le regardant en 2019, mon avis aurait pu avoir une différence notable.

C'est un scénario qui tire sur les ficelles classiques, d'enquête en enquête les pièces d'un puzzle révèlent peu à peu un monde où l'argent et le pouvoir se côtoient joyeusement. La première affaire est plutôt réussie et la mise en bouche intéressante. Bien que le mécanisme soit déjà connu, on prend un certain plaisir à voir s'imbriquer les pièces manquantes et l'affaire se dévoiler au fur et à mesure. La première partie du drama est donc plutôt intéressante. Qui plus est, j'ai apprécié les parties où Do Hyun doit défendre son client, révélant l'acuité de ses observations et sa pugnacité, ainsi que la maitrise de ses émotions. Je regrette que cela ne concerne que quelques épisodes.

Là où le bât blesse est donc la seconde moitié du drama avec le rideau qui tombe. Sans être à la recherche de sensation forte, j'avoue que l'écriture des personnages n'est pas le point fort de ce drama. La promesse d'antagonistes, tout comme de protagonistes, puissants, charismatiques n'est pas tenue. La révélation de ce qui cache derrière ledit complot n'est pas transcendants non plus. A la lecture "du véritable pouvoir", excitation et réflexion ne sont qu'éphémère, dès que l'on découvre ce "véritable pouvoir", nous en sommes déçus. Les personnages campant ce véritable pouvoir n'ont aucune séduction malveillante, ni de justesse dans leur jeu.
Juste des "méchants" animés de bas instincts, typiques, rien d'épique....
Ne leur cherchez pas de profondeur, on ne s'y noie pas. Les antagonistes sont juste avides de pouvoir et d'argent. Ils semblent être privés de passé, de vie privé, de morale, de toute essence, en dehors de ce drama, ils n'auraient aucune existence, aucune légitimé. Et par dessus tout, ils sont prévisibles. Que cela soit dans leur réplique ou dans leur action.

Les protagonistes? Non sans être totalement dénués d'intérêt, ils sont loin d'être la panacée de dramaland.
Je leur reproche ici leur manque d'émotion. On a du mal à y croire, à ressentir ces émotions qui devraient être intenses. Au lieu de cela, on assiste à toutes leurs scènes avec indifférence. C'est embêtant lorsque certains des personnages souffrent de la perte d'un être cher, les menant sur ce chemin de croix.
Il y a un manque d'alchimie certain entre eux, ne serait-ce que dans leur gesture. Il n'y a pas de regards ou de mimique parlant, de répliques démontrant de la force d'un lien.
Ici, seule la volonté de découvrir la vérité les amène à être ensemble. En dehors de cela, ici aussi, ils n'auraient aucune raison d'être ensemble. La relation entre Do Hyun et Yoo Ri est fade et nous n'arrivons pas à imaginer l'amitié que les lie. Le duo Do Hyun/Choon Ho fiable et basé sur un respect mutuel a pourtant du mal à nous apporter cette dimension, cette flamme que l'on peut retrouver chez d'autres duo comme les pétillants Shen Yi/Du Cheng (Under the Skin) ou l'hilarant Kim Hae Il/Goo Dae Young (The fiery priest)....
Les deux protagonistes féminins sont ici pour apporter cette douceur, cette sagesse d'une attitude modérée et cette persistance que leur donne le droit d'avoir vécue l'insoutenable. Plutôt loyales et compétentes, je leur reproche surtout d'être souvent au deuxième plan, et de ne pas avoir assez de présence que cela soit soit aussi bien au sens propre que figurée.
Pour exemple, Wang'er (Joy of Life) n'est pas à proprement parler un protagoniste qui remplit l'écran par le temps qui lui est accordé. Nous pourrions nous amuser à chronométrer les peu de fois où elle apparait. Et pourtant, peu importe son peu de temps de présence, peu importe qu'elle soit à l'arrière plan, elle est irremplaçable, représentant un univers que l'actrice a su rendre indispensable, nous éblouissant à chacune de ses interactions avec Fan Xian....

C'est donc un drama qui ne restera pas ancré dans notre mémoire. Il n'est ni mauvais, ni bon et se laissera toutefois regarder, entre midi et deux à la pause déjeuner par exemple.


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Complété
From Now On, Showtime!
2 personnes ont trouvé cette critique utile
juil. 31, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 4.0
Histoire 5.0
Acting/Cast 5.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 1.0

Rien de nouveau malheureusement...

Ma note semble hum....à l'extrême de ce que j'ai pu lire (et encore, j'avais bien une furieuse envie de lui donner bien moins).
Elle reflète plusieurs chose. Mon âge. Le nombre d'années que j'ai maintenant derrière moi depuis que je regarde des dramas.
Et bien sûr mes préférences personnelles.
Mes ado qui regardaient avec moi : l'un aimait bien, l'autre en était accro. Ce drama pourra certainement plaire à un jeune public ou un public qui ne cherchera qu'à se divertir.

Et puis, j'avais envie d'écrire un avis qui soit un peu (beaucoup) différent de ce que j'ai pu lire, ce qui permet d'avoir un autre angle de vision.

L'histoire avaient des atouts. Nous sommes plutôt friands de ce tout ce qui est magie et l'idée d'un magicien froid et imbue de sa personne, soutenu par ses acolytes de l'au-delà semblait aguicheur.
Mais.

Le jeu des acteurs sans être mauvais n'est pas arrivé du tout à me faire croire une seule seconde à tout ce qu'ils vivaient.
Pas une seule fois, je n'ai ressenti de l'empathie, de frissons d'excitation, de rire spontanée ou d'avoir des étoiles pleins les yeux. Et c'est déjà un défaut majeur. Si je ne suis pas émotionnellement impliquée, il y a alors peu de chance pour ma part d'apprécier pleinement le drama.

Le couple principal n'est pas le plus mauvais que j'ai pu voir jusqu'à présent. Il reste toutefois ennuyeux et dépourvu de charme. Tout est cliché et prévisible. Un passé déjà vu et revu (J'adore sincèrement quand les deux protagonistes sont réunis par les caprices du destin, seulement si c'est bien fait) qui ne semble pas apporter une charge émotionnelle car trop peu exploité et maladroitement raconté. La version de la protagoniste dans ce passé frisait la caricature d'une série B.
L'évolution des deux protagonistes n'est pas révolutionnaire, passant d'ennemis à amis, d'amis à amoureux transis. Avec son lot de malentendus, de scènes que nous avons déjà maintes fois vu (ce qui n'est pas gênant encore une fois si c'est bien fait). La romance n'a pas de peps et j'ai trouvé leur duo mou. Que cela soit leur chamaillerie ou leur moment de "complicité", tout semble forcé.
L'écriture des personnages nous fait vivre la transformation classique de Cha Cha Woong devenant un amoureux maladroit et touchant. Je trouve dommage qu'il perde ainsi son essence ( l'épisode où l'héroïne déteste le changement brutal de Cha Woong est pourtant parlant). J'avoue, ce n'est pas du tout le type de protagoniste pour qui je fond comme neige au soleil. Je craque plutôt pour les bad guys comme Bo Yan dans "the Wolf" ou Do Gi dans "Taxi driver". Un avis donc tout à fait personnel.
Go Seul Hae est un personnage que l'on retrouve souvent dans le monde du drama, pleine de bonne volonté, joyeuse et pleine de joie...Mais la sauce n'a pas pris aussi en ce qui me concerne. Sûrement encore, une préférence personnelle, car je n'ai pas réussi à la trouver "cute" et j'avoue que j'ai été parfois agacée par ses mimiques et sa voix un peu trop perchée.

La partie comédie est selon moi "ratée". Tout dépend bien sur de ce qui fait rire habituellement. Je ne suis pas adepte de ce genre de d'humour. Lorsque les gags s'enchaînent visuellement au milieu de blagues réchauffés, j'avoue que rire est bien la dernière chose qui me viendrait à l'esprit. J'aurai peut-être ri 20 ans plus tôt.

Ce que je pourrais encore reprocher sont les personnages secondaires. Commençons par les fantômes. Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec "Taxi driver" dont l'équipe était essentiellement composé de "victimes" cherchant à rendre justice. Si dans "Taxi driver", Go Eun (ma chouchou!), Choi Kyung Goo, Park Jin Eon et bien sur Kim Do Gi avaient tous un passé lourd et chargé en souffrance et en émotion, ici, les fantômes n'arrivent pas du tout à faire décoller la fibre sensible que possède le coeur. Leurs histoires n'émeuvent pas, et c'est avec un regard indifférent que nous découvrons leurs griefs. Est-ce dû à cette surdose de comédie maladroite (quoique cela ait bien fait rire mes enfants)?
Ou au jeu des acteurs qui n'a pas réussi à nous impliquer à travers leur rêve et désir?
Il n'y a pas de réelle complicité entre les personnages, une alchimie que j'ai trouvé inexistante. Vous savez ce lien qui vous fait vibrer, cette bromance qui nous fait triper, cette relation qui nous fait craquer....
Le pire je crois, c'est bien Choi Gum. On s'attend à un général plein de morgue et d'assurance, un général qui ferait trembler le démon, et nous découvrons une âme frisant le ridicule et qui plus est trahissant "....." pour une des raisons les plus décevantes et honteuses qui soient.... Difficile dans mon cas d'avoir de la sympathie pour toute l'équipe de Cha Woong.

Et puis, il faut avouer que l'on peine à y croire. Les rituels envers les morts ne sont pas ou prou respecté, la profondeur de la tradition n'y est pas (chamanisme par exemple). A part le général et les fantômes, rien ne nous est vraiment expliqué, pas d'entité supérieur rien....Je pense par exemple à la richesse du monde de "Rainless Love in Godless Land"... Ici, la pauvreté du folklore est flagrante et presque impardonnable au regard de ce que savent faire les coréens....

Les autres personnages secondaires? Comme souvent inutile et à la limite de mauvais....Sincèrement à quoi ont servi la grand-mère et sa petite fille? Qu'ont-elles apporté à l'histoire? L'officier Lee Yong Ryeol est aussi un objet de décoration et son histoire avec Cheon Ye Ji est une des pires.

Les vilains de l'histoire? Pathétique et stupide. Rien de transcendant, rien d'excitant. Seo Chang Ho est juste méchant et sans aucune profondeur, tout comme la plupart des antagonistes qui n'ont aucune histoire à nous conter.

J'ai peut-être été un peu dur, mais sincèrement, je me suis tellement ennuyée, j'ai trouvé que tout était si mal dosé que cela soit la comédie, la romance ou la partie avec le démon....

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Complété
Wang Hou Yu Sheng
2 personnes ont trouvé cette critique utile
juin 1, 2022
30 épisodes vus sur 30
Complété 0
Globalement 7.0
Histoire 7.0
Acting/Cast 8.5
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 1.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Un drama mature mais sombre. A éviter les jours de pluie...

Je suis mitigée. J'ai beau me dire qu'il faut de tout pour faire un monde, du joyeux, du triste, de la romance, du crime....mes préférences personnels, c'est à dire me faire rêver, me faire rire, me donner des papillons au creux du ventre, me faire croire que le monde pourrait être meilleur ne me permet pas d'apprécier, peut-être à sa juste valeur, ce type de drama.
C'est un drama qui parle à ceux qui aime les histoires d'adultes. Ces vies qui luttent pour survivre. Pour trouver un sens à leur vie. Ces histoires qui soulignent peut-être une réalité devant nos portes. Je ne dénie par ce genre d'existence, j'en ai fait partie. Mais ayant vécu, comme beaucoup, les aléas de la vie, je n'aime pas forcément la revivre à travers une série. Surtout lorsque le ton et l'ambiance ne s'illustre guère par une envie furieuse de vivre et de dire insolemment à la vie "je suis vivante, et je vais te montrer que je peux être heureuse!". Ce qui est le cas de ce drama.

La première partie m'a totalement captivée. La tension entre nos deux protagonistes, Nie Yu Sheng et Tan Jing, est palpable à chaque rencontre. Nous retenons notre souffle à chaque regard qui se croise et se fuit. Le jeu des acteurs, tout en subtilité, nous délivre toute cette douleur et cette fureur contenue dans chacun de leur geste. J'ai attendu épisode après épisode leur renouement, et lorsque le déchainement de leur passion explose en une courte mais sublime scène, j'en ai eu le coeur tout retourné. Juste 2 petites scènes de baiser, d'amour charnel, spirituel, d'oubli qui m'ont fait vibrer...et croire que cela suivrait naturellement cette voie. Que nenni. Lorsque nous amorçons la fin de cette première partie, l'idée dérangeante que rien ne viendrait plus sublimer leur relation devient une réalité. Les personnages sont englués dans un passé qui ne veut pas se défaire. Leur douleur devient une normalité, un poids qu'ils se doivent presque d'honorer. La romance qui promettait tout pleins de d'émotion retombe à notre désarroi. L'ennui remplace l'excitation.
J'ai attendu jusqu'à la dernière minute les raisons de leur rupture. Si l'on comprend le choix cornélien de Tan Jing adolescente, je n'ai pas compris sa tenue de ligne une fois adulte. A 20 ans, il est facile de prendre peur, d'hésiter et de faire un mauvais choix ( entendez par là, un choix que l'on regrette). Je pense qu'à presque 30 ans, refaire cette même erreur devient soit de la bêtise. Soit de la volonté de ne pas vouloir être heureuse.... Je pourrais comprendre les choix de Tan Jing si les sentiments étaient désuets. Si la haine avait pris le pas. Si la rupture découlait d'une action méprisable de l'un comme de l'autre. Lorsqu'il n'y a rien de tout cela, on ne peut se demander "mais pourquoi, grand Dieu??". Oui, pourquoi?
Certes, la vie difficile de Tan Jing est soulignée dès le début et jusqu'au bout. Mais si l'on peut compatir à cela, il m'est difficile de lui donner raison. Ce choix lui appartenait. Le choix de fuir. Le choix de ne pas partager son fardeau. Le choix d'être une mère célibataire. Aussi difficile que fut ce choix et les conséquences qui naturellement en découlent, cela reste un choix. Qu'elle a fait SEULE.
Yu Shen n'a pas eu ce choix. On lui a imposé sa vie. Si Tan Jing peut se targuer dans son malheur d'avoir eu de l'amour, celui de son fils, celui de Sun Zhi Jun, celui de ses amis, c'est loin d'être le cas de Yu Shen. J'ai été révolté par l'abandon qu'il a subit, injuste et inexpliqué. Par la perte de la femme qu'il aimait mais aussi par la perte de son enfant. 7 ans. Sans savoir qu'il est père. Sans pouvoir vivre ces instants qu'on lui a volé, pour des raisons qui ne viennent ni de sa volonté, ni d'un quelconque désamour.
C'est donc un sentiment frustrant qui nous envahit au fur et à mesure des épisodes. Un couple qui n'avait au final que peu de chance de réussir, puisque la communication, la base de toute relation est ici bel et bien bafouée.
Et c'est bien dommage que dans la seconde partie, leur relation tourne à un lien fade et ennuyant. Nous ne savons plus sur quel pied danser. Il n'y a plus de passion. Des conversations qui s'éternisent et qui au final ne nous donnent plus envie de s'investir dans leur eux.
Ce qui est désolant, ce qui peut nous déranger, Tan Jing ne s'excusera, pas une seule fois.
D'être partie sans explications courageuses. D'avoir privé Yu Shen de son fils. D'avoir privé son fils d'un père, d'un grand-père. D'avoir cru sans aucune preuve que la mort de son père était dû au père de Yu Shen.

Si je pense injustice, ce n'est pas du tout à la mort du père de Tan Jing qui me vient en tête. Bien que le suspense soit maintenu jusqu'au bout, j'avoue que je n'avais pas vraiment envie de savoir qui était derrière ce scandale. Tan Jing ne s'est pas donné la peine de chercher à savoir, jugeant le coupable en tant que tel. Pourquoi devrais-je vouloir le savoir?
Non, ce que j'ai trouvé injuste est ce lien toxique qu'elle a maintenu avec Zhi Jun. J'ai eu vraiment de la peine pour cet homme enfermé dans son amour à sens unique depuis 7 ans. Un amour qui l'aura détruit jusqu'au bout. Les petites scènes entre Zhi Jun et Sun Ping me faisaient beaucoup de peine. La sincérité de l'enfant était tellement vrai que l'on se doutait de la souffrance que Zhi Jun devait ressentir. Il savait qu'il allait perdre tout cela. Ce qui n'a pas loupé. Nous voyons la descente aux enfers de Zhi Jun durant ces 7 années de prison. Je ne sais vraiment pas si le fait d'être le "père" et le "mari" de Tan Jing en valait la peine...

Le couple secondaire, Sheng Fang Ting et Shu Qin, était ultra adorable et m'impressionnait par leur maturité. Ils avaient pris le devant de la scène avec classe et j'attendais le dénouement avec beaucoup de joie. Je ne vous spolierai pas, mais.....je ne m'attendais pas à cette fin. Et je n'ai pas aimé cette fin. cela a dénaturé toute leur histoire, me faisant rager de la tournure des événements. Je n'en dirai pas plus. Car je n'ai pas du tout aimé leur fin.

Pourquoi dire mitigé si ce n'est pour que critiquer? Par ce qu'il y a des points positifs qui ont réussi à me garder captive jusqu'à la moitié du drama. La seconde moitié n'était pas l'idéal car plus sombre et déprimant, la première avait des qualités certaines.
Tout d'abord, le rythme lent. Cela ne peut pas plaire à tout le monde, mais je l'ai trouvé approprié et permettant de dégager une tension palpable entre nos deux protagonistes. Malheureusement, ce rythme reste le même tout le long, et 30 épisodes avec une lenteur pareil, cela devient un défaut.
Ensuite, la relation des deux couples. ce sont des romances d'adultes. Ici donc point d'action loufoque et immature. J'ai apprécié car tout était pondéré et mesuré, jusqu'aux scènes de jalousie. Toute la subtilité était de faire passer les émotions à travers un mot, un regard, une attitude. Et sur ce point, là ce fut réussi. Du moins dans la première partie. Car il faut avouer qu'ensuite, on aurait aimé un peu plus de passion, moins de retenue, un peu plus de vie!
Les amitiés. Que cela soit du côté de Tan Jing ou de Yu Shen, cela fut extrêmement agréable d'avoir des amis loyaux mais sans jugement précipité et surtout de comportement agressif envers l'autre partie. Shu Qin est la meilleur amie de Yu Shen et de ce point de vue là, je m'attendais à ce qu'elle s'irrite du comportement de Tan Jing ou de Fang Ting. Hé bien non, elle reste, si on peut dire, neutre, tout en soutenant fidèlement Yu Shen. Pas une fois, elle n'ira se disputer avec Fang Ting ou houspiller Tan Jing, prenant plutôt une attitude amicale envers Tan Jing. C'est la même chose avec Wang Yu Ling, l'amie de Tan Jing. Elle n'a pas une seule fois critiqué Yu Shen.

Pour conclure, ce drama n'est pas mauvais mais s'adressera plutôt à des amateurs de tranche de vie plus proche de la réalité. L'ambiance déprimant, il faut savoir que c'est loin d'être joyeux que cela soit au niveau de l'histoire ou du comportement des personnages, et bien que la fin puisse paraitre "heureuse", l'atmosphère, ne prêtent pas rire voire à sourire. J'aurai aimé une autre fin. J'aurai aimé que Yu Shen puisse se délivrer d'un passé qui n'est plus. Qu'il comprenne qu'il ne lui doit plus rien, une renaissance mais sans elle. J'aurai aimé que Zhi Jun puisse aussi se délivrer d'un mirage et vive une vie pour lui. Je pense que si antagoniste il y a, Tan Jing l'est.




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Complété
F4 Thailand : Boys Over Flowers
2 personnes ont trouvé cette critique utile
mai 6, 2022
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 9.5
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 10

la meilleure surprise 2022!

A peine les derniers secondes terminées, un sentiment de bonheur teinté de tristesse me fait bondir jusqu’à mon clavier.
Vous partager ces émotions que ce drama a su étonnement faire vibrer en la blasée que je suis.
Etonnant, mais c’est mon premier drama thaïlandais. La chance du débutant sûrement, pour une première fois, cela fut une réussite totale.
Etonnant, j’ai vu presque toutes les versions de « Hana Yori Dango » en passant par le manga et possédant les OST des versions coréenne et chinoise. Inutile de vous préciser que je suis donc une fan de cette histoire, et ma préférence allait jusqu’à aujourd’hui vers la version coréenne (un de mes premiers drama).
Etonnant donc d’avoir pu rire. Sourire bêtement. Alors que je connaissais par coeur cette histoire.
Moralité, peu importe le nombre de cliché.
Peu importe de savoir réciter les scènes en choeur.
Quand c’est bien fait.
Quand c’est bien joué…
… Oui, j’ai adoré cette version.
Oui, ce fut un tel coup de coeur que je n’ai pu attendre pour venir en parler.
Oui, c’est désormais ma version préférée… (mais je t’aime toujours Lee Min Ho).

1 : La réalisation !
Magnifique ! J’ai été totalement bluffée par la qualité de la réalisation, digne d’un drama coréen. Soignée et fluide, les scènes s’enchainent, avec un sans faute, à un rythme soutenu et sans temps mort. La façon de créer le suspense et l’angoisse lors des premières scènes de harcèlement est gérée d’une main de maître ! Nous ressentons lors du premier épisode (et les autres scènes de Gorya au prise avec cette carte rouge) la tension des scènes d’une façon viscérale, retenant le souffle durant la course poursuite. Les scènes de violences sont percutantes et d’un réalisme qui font froid dans le dos. Sincèrement si je ne connaissais pas l’histoire, j’aurais eu du mal à croire que Thyme puisse changer…
La photographie est magnifique, mettant en valeur les paysages thaïlandais, les personnages, les voitures, les costumes. Le jeu des lumières et des contrastes accentue la romance comme le côté dramatique.
Sincèrement, chapeau bas pour cette réalisation parfaite. L’OST n’est certes pas aussi joli et entêtant que celle de
« Boys over flower » (le drama reprend d’ailleurs le thème principal du drama) ou de "Meteor Garden", mais elle est pertinente et intensifie les moments tragiques comme les moments drôles et émotionnels. J’ai aimé aussi les petits bruitages qui soulignent les moments absurdes ou drôles, bien que d’habitude cela me fasse grincer des dents, ici l’utilisation de ces bruitages n’est pas en redondance et intervient souvent au bon moment.
Petite mention pour les costumes de Thyme, qui reflètent bien sa personnalité, des couleurs flirtant avec le drôle et le bling bling renforçant le côté loufoque (et choupinet) du personnage.

2 : L’histoire !
Nous la connaissons tous par coeur, nous savons exactement ce qui va se passer, il n’y a alors pas d’effet de surprise… et pourtant !
Le drama a été dépoussiéré magistralement. J’ai pris un plaisir fou à suivre les aventures des F4 et de nos deux héroïnes. Le réalisateur a su donner une sacrée touche de modernité notamment en donnant vie aux personnages autrement que dans les anciennes versions.
Résultat, une histoire aux milles clichés qui sonnent en nous comme une belle leçon de vie.
L’introduction du drama dans le premier épisode symbolise cette leçon de vie, un mélange de poésie et de philosophie. Les pensées de Gorya apportent cette touche de « recul philosophique », donnant ainsi une dimension nouvelle aux sentiments de nos protagonistes.
Si bien sûr, nous retrouvons l’archétype classique du héros riche, enfant pourri et insupportable faisant face à une héroïne pauvre et se battant pour s’en sortir, le traitement de leur histoire rend leur romance émouvante mais aussi, grandiose. Rapidement, le spectateur que nous sommes ressentons de l’effroi et de l’émotion en passant par une bonne dose d’humeur joviale contagieuse.
Le drama touche à des thèmes sensibles comme le harcèlement et la violence à l’école. A travers ces violences, plusieurs remises en question se posent à travers le regard complice de Gorya ou la soumission passive des membres des F4 dans les premiers épisodes. C’est aussi un regard acéré sur les préjugés des riches versus pauvres qui ont été lentement détricoté afin de nous faire comprendre que peu importe le statut, l’être humain n’agit pas en fonction de sa propre situation mais plutôt de la situation de la personne que nous avons en face de nous. Ce sont des sentiments qui explosent face à une crise et qui transforment les humains en monstre, non pas par ce que c’est écrit. Non pas par ce que nous le voulons.
Mais par ce que nous avons mal.
Par ce que la seule réponse que notre corps, notre cerveau apportent à cette souffrance est de faire du mal en retour.
Est-ce justifiable? non.
Est-ce normal? oui.
Peut-on encore changer? oui.
Peut-on encore se faire pardonner? oui.
C’est aussi la magie de ce drama. Le regard qui dévoile petit à petit pour finir par chercher la rédemption. Je n’ai pas souvenir que les autres versions aient donné une place aussi importante à tout cela, et c’est donc avec un regard nouveau que j’ai découvert la version thaïlandaise.

3 : Les personnages.
Je n’ai jamais été fan des F4 (ce qui est contradictoire puisque j’ai toujours aimé l’histoire…).
Mais ici, le drama donne une lumière nouvelle sur Ren et Kavin, ou même le discret MJ. Si dans les précédentes versions les sentiments qui s’en dégageaient oscillaient entre désintéressement et agacement, dans cette version, j’ai adoré les voir interagir entre eux, en demandant toujours toujours plus.

Ren nous apparait donc plus souriant et bien moins indifférent. Son affection envers Gorya est d’une telle sincérité que j’ai même eu cette pensée, plus d’une fois, qu’il irait bien avec elle. Ses traits d’humour et ses petites répliques qui faisaient souvent mouche nous l’ont rendu plus accessible et moins « prince charmant que l’on regarde de loin ». Son amitié avec Gorya m’a beaucoup touché, la progression naturelle de leur relation y est surement pour beaucoup. L’amitié entre lui et les autres membres des F4, et plus spécialement Thyme, est ponctuée d’humour reflétant une loyauté solide.

Kavin est le coup de coeur de ma fille. Je n’irai pas le lui reprocher (bien que je sois Team Thyme). Si dans les précédentes versions, il était de loin celui qui m’agaçait le plus, j’ai été sincèrement touchée par son personnage ici. Restant toujours le même Don Juan, il est aussi sensiblement bien plus humain, plus accessible. Ses interactions avec Kaning étaient adorables et leur amitié qui se laissait peu à peu glisser vers autre chose de plus profond d’autant plus rafraîchissante que leur complicité explosait à chaque rencontre. Sincèrement, je regrette pour une fois que la romance secondaire soit si peu visible….

Nous savons que MJ n’est pas le personnage sur qui l’attention se porte, et je le regrette. C’est un personnage attachant et dont l’amitié envers ses amis n’est plus à prouver. Il est le personnage tampon nécessaire, ne prenant parti pour personne et essayant tant bien que mal d’équilibrer la balance lorsque ses amis entrent inévitablement en conflit. Et puis il est team Gorya, et il ne s’en cachera pas, un personnage des plus adorables!
On meurt d’en savoir un peu plus et c’est bien dommage que MJ n’ait pas une place plus importante. Bien que les petits bonus de fin nous donnent une petite vision de la vie privée de MJ, j’aurai aimé que ce personnage ait plus de présence à l’écran….

Et du côté des autres personnages? J’ai beaucoup aimé Kaning (alors que je ne l’aimais pas beaucoup dans les autres versions), personnage féminin calme et posée à l’opposé de son amie Gorya, loyale dont la sincérité indéfectible envers son amie, les F4 et surtout Kavin m’ont fait oublier les autres versions, m’ont fait oublier que je l’avais toujours trouvé fade et ennuyante, m’ont fait espérer de toutes mes forces la voir franchement réunie avec Kavin. Sacrebleu, je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai attendu le bisous concrétisant une romance follement attendu du couple secondaire!

Je ne pourrais tous les citer, mais les personnages secondaires ont été travaillés minutieusement et ont apporté un vrai gros plus à ce drama, un angle différent comme la mère de Thym, une touche d’émotion et d’humour comme les parents et le frère de Gorya, ou comme Gawao le propriétaire de la boutique de fleurs, ou bien encore Thalay et son histoire à fendre le coeur, les 3 pestes plus humaines qu’on ne le pense, la beauté à couper le souffle de Mira, Hana et sa folie émouvante et finalement la lutine et touchante Lita…

4 : Sûrement la plus importante de toutes : Gorya et Thyme….
La romance de nos deux tourtereaux a été un enchantement à chaque minute! La complicité entre ces deux là a été époustouflante, nous faisant zigzaguer du rire au larme en passant par le battement désordonné du coeur. J’ai toujours trouvé que Shan Cai (version chinoise) et Jan Di (version coréenne) avaient été parfois ennuyantes avec leurs principes extrêmes, où l’impression de rejeter Goo Joon Pyo/Dao Ming Si provenait plus souvent de leur différence de statut. L’attitude de Gorya est ici bien différent. Pas dans le fond, mais dans la gesture et l’expression de son visage. Bien que parfois agacée par Thyme, on pouvait lire souvent de la tendresse dans son regard, dans son micro sourire….et cela change tout. Gorya ici n’a jamais reproché à Thyme son environnement et sa richesse, préférant le houspiller comme lorsqu’il lui achète un nouveau téléphone ou un nouveau scooter. Bien sûr, elle passera par le stade un peu obligé du « je ne suis pas assez bien pour toi, mais elle (la rivale) oui ». Contrairement aux autres versions, la souffrance de Gorya, ses angoisses proviennent bien du désir profond de vouloir rester avec Thyme, de ne pas vouloir lui porter préjudice, de le protéger. J’en ai eu les larmes aux yeux lorsque Ren lui assène tout simplement face à son refus de le reconnaître « Tu ne peux pas m’accepter car Thyme est ta maison » dans l’avant dernier épisode, cela résume vraiment ce que représente Thyme. Il est sa maison, son monde, son tout. Nous le ressentons vraiment. Elle n’a jamais refusé que Thyme soit riche et gâté. Dans cette version, Gorya accepte tous les côtés de Thyme et son amour pour lui est d’une simplicité désarmante. Il faut avouer aussi que le caractère de Gorya a beaucoup apporté dans leur relation. Forte et déterminée, elle a une sacrée répartie et ses chamailleries avec Thyme sont ultra adorables. Si j’ai horreur des couples qui se battent sans cesse et ayant des disputes tous les deux épisodes, ici, ce fut le contraire. Que de passion durant leur échange, que de douleur durant leur dispute, rendant les moments d’intimité et de complicité encore plus grands, encore plus émouvants, encore plus drôles. Mais si Gorya a été une héroïne émouvante et attachante de par sa force de caractère, j’ai été encore plus touchée par Thyme…tout comme Gorya, j’en suis tombée amoureuse.

La violence de Thyme cache cette souffrance qui ne demandait qu’à être découverte, à être pansée. Nous découvrons peu à peu la solitude derrière les caprices de Thyme, son désir d’être simplement aimé pour ce qu’il est, son envie d’une famille simple, unie et chaleureuse. Les scènes où il demande humblement le pardon de ses actes envers ses victimes m’ont remué. L’acceptation de ses erreurs et la responsabilité qu’il voulait endosser ont rendu Thyme bien plus humain que ses victimes. Détrompez-vous, je ne cautionne pas ses actes, ni ne me désintéresse des victimes. Seulement, Thyme nous prouve ici que ce qui découle de sa douleur et de sa frustration n’est autre que les actions de ce qui l’entoure. Thalay nous le démontre magistralement aussi, car il est le reflet de ce qu’était Thyme avant sa rencontre avec Gorya. Il était intéressant de voir ce parallèle, ce décalage entre l’ancien Thyme et le nouveau Thyme. Le personnage cristallise ainsi toutes les émotions autour de lui. La haine. Le mépris. La peur. Mais aussi. L’amour. L’amitié. La tendresse.

Le personnage de Thyme ne m’a pas eu seule fois fait ressentir la désagréable impression d’un homme immature dont les actions seraient toutes plus infantiles les unes que les autres. J’ai encore en mémoire certains protagonistes d’une lourdeur insupportable, et j’avoue, Dao Ming Si (version chinoise) se rapprochait de ce type de personnage…
Les actions de Thyme d’un premier abord « immatures » étaient sincèrement touchantes et drôles, désamorçant le sentiment ennuyant du type qui courre inlassablement après la nana comme un pot de colle. Au contraire, ses tentatives de séduction teintées d’arrogances prêtaient à sourire pour au final faire battre mon petit coeur. Le meilleur Domyoji selon moi!
Sa relation avec Gorya est d’un naturel époustouflant. La complicité spontanée des deux protagonistes est dévoilée à chacune de leurs interactions. C’était tellement visible que personne n’a pu s’y tromper. Que cela soit durant leur sempiternelle chamaillerie ou dialogue, cela pétille sans arrêt et nous sommes tour à tour attendris et amusés. Voir Gorya gronder Thyme toutes les deux minutes pour la voir ensuite rougir face à un Thyme taquin ou la voir désabusée par les fautes, écrites ou le parlé de Thyme rendaient les moments de nos tourtereaux encore plus additives.

Si je devais élire réellement le couple le plus adorable de l’année 2022, mon coeur oscillerais entre Thyme/Gorya et Lin Bei Xing/Zhang Wan Sen (Shining for one thing)….

Inutile de le dire, mais l’amitié entre Gorya et Kaning ou les F4 fut un enchantement. J’ai senti tous ces petits détails qui rendent leur relation d’autant plus forte. Ces moments de solidarité et ces moments de complicité nous sont démontrés tout au long des épisodes avec force. Cela m’a fait presque de la peine de devoir les quitter, c’est un peu quitter des amis à la fin des vacances…

Ma dernière pensée? Le jeu des acteurs qui m’a totalement bluffé. Je ne connais bien sur personne ici mais avec ce drama, la barre a été placé très haute. Tu Tontawan Tantivejakul est une actrice qui m’a séduite dès les premières secondes. J’ai adoré voir une actrice qui sans être « belle » a su dégager une séduction incroyable. Son jeu fut extrêmement touchant, son interprétation de Gorya d’une justesse parfaite !

Quant à Bright Vachirawit Chivaaree….je dirais : Sacrément beau gosse au sourire à renverser les foules, un jeu parfait que cela soit dans le comique ou le dramatique…. ce petit prodige est entré directement dans mon top 10 (je ne peux plus réduire mon top, il y a foule maintenant haha) et c’est avec impatience que j’attend son prochain rôle.

Un drama qui mêle habilement une romance intense et attachante à un humour finement dosé, une très belle amitié, ne donnant jamais l’impression de faire passer les protagonistes pour des pitres en puissance, des protagonistes intelligemment écrits et attrayants, orchestré d’une main de maitre par un réalisateur qui a su donner une dynamique certaine soutenue par une bande son agréable. Et cerise sur le gâteau, une jolie philosophie de la vie….

Ce fut donc une sacré bonne surprise. Une surprise dont je ne me lasserai jamais!

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Entre nouilles et démons
2 personnes ont trouvé cette critique utile
août 19, 2021
16 épisodes vus sur 16
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Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 8.0
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

super drama de super héros

C'est un peu la tendance en ce moment, c'est comme ça, cela vient par vague. Les super héros de la mort qui tue il y'en a eu pas mal mais avouons le, tous ne se valent pas. Il y a les top comme "Taxi Driver" (super héros sans pouvoir un peu à la Batman) et les flop comme "L.U.C.A." ou 'Rugal". Et puis, il y a les très bon...comme celui dont nous allons parler. Let's go!

Basé sur un webtoon "Amazing Rumor" par l'auteur Jang Yi, le drama nous conte l'histoire de So Mum, un lycéen handicapé suite à un accident de voiture, causant par la même occasion le décès de ses parent, et de sa rencontre avec un mystérieux groupe de personnes aux pouvoirs supernaturels. Très vite, So Mum se découvrira lui aussi investi de ces puissants pouvoirs. Un don au service des cieux contre les démons.

Lu comme cela, nous avons de suite sauté sur le drama. Et nous ne l'avons pas regretté.
L'action menée tambour battant et des scènes de "fight" réussis et agréable à regarder. Comme toujours, une réalisation soignée rend ces scènes attractives et pleine d'adrénalines.
Des personnages sympathiques et avec lesquels nous avons pris grand plaisir de suivre leur histoire, leur passé et leur interaction. Des interactions parfois drôles, parfois émouvantes.

So Mum évolue et gagne en assurance, devenant au fur et à mesure le pilier central du groupe. La tristesse de son histoire incite le spectateur que nous sommes à vouloir le voir réussir à tout prix. C'est avec impatience que nous attendions ces scènes où So Mum délivrait parfois sa rage, parfois son envie de sauver ceux qui lui étaient chers. Sa relation avec ses deux amis d'enfance, Im Joo Yeon et Kim Woong Min était super rafraichissante et poignante. Plus d'une fois des larmes m'en sont venues. Des amis comme cela, j'en veux bien (oups, j'en ai déjà hahaha).
La relation qui m'aura aussi vaincu par l'émotion forte qui s'en dégageait naturellement a été celle de So Mum et ses grands parents, surtout sa grand-mère.

Le reste du groupe était fort sympathique. Un groupe soudé et prêt à se serrer les coudes est toujours le bienvenu. Bien qu'émotionnellement moins intense que dans "Taxi driver", leur lien et affection furent une force non négligeable lors des combats. So Mum, par exemple, mené par ses ressentis, a souvent explosé et démontré un énorme potentiel lorsqu'on s'y attendait le moins. Leur lien était définitivement leur atout majeur. J'ai beaucoup apprécié cet aspect jeux vidéos, où chaque protagoniste a une réelle place au sein du groupe, avec une fonction bien précise comme Chu Mae Ok en tant que guérisseuse ou Ga Mo Tak en tant que "bourrin musclé" (et pinaise, pour être musclé, il l’est) ou bien Choi Jang Mool pour les ressources du groupe.

Le scénario est arrivé à nous étonner et à nous prendre par surprise. Chaque épisode apporte son lot d'étonnement et de questionnement. Je n'en dirai pas plus afin d'éviter les spoils, mais l’intrigue est bien construit et tient en haleine jusqu'à la fin.

- Cho Byeong Kyu qui a joué dans l'excellent "Hot Stove League" avec mon chéri adoré Nam Goong Min et "Arthdal Chronicles", a été incroyable dans son jeu. J'ai était bluffé par ses intonations douces et qui soudainement explosaient avec rage. Ses expressions angéliques ne nous préparaient pas du tout à son rôle de leader, à ses accès de colère. 

- Yoo Joon Sang est bien connu dans le monde de dramaland, notamment dans « Falsify » ou « Pied Piper » mais surtout surtout dans l’excellentissime drama qui nous a permis de le découvrir « My Husband Got a Family », quand je repense à sa bouille un peu maladroite dans ce drama et « The Uncanny Counter », je ne peux que dire « Whoa ». Et puis 51 ans, avouons le, il ne les fait pas du tout! 

- Je suis ravie de voir enfin un rôle principal pour Yeom Hye Ran ! Elle n’avais jusqu’ici joué que des rôles secondaires dans les dramas comme « Goblin », l’inoubliable « Prison Playbook » ou plus récemment « Mystic Pop-up Bar ». Souhaitons lui beaucoup de rôle principal à l’avenir !
- 
Nous ne présentons plus Ahn Suk Hwan. Vous l’avez forcément déjà vu dans un drama. Un acteur qui a toujours su nous surprendre et que nous voyons toujours avec plaisir, comme dans l’emblématique « Boys Over Flowers », le génial et tellement triste « Rooftop Prince », des sageuks comme « Six Flying Dragons » ou « Hong Gil Dong »…et j’en passe.
- 
Kim Se Jeong est une actrice récente, depuis 2016. Je ne la connais pas beaucoup si ce n’est que je l’ai vu dans « School 2017 ». J'attendrai d'avoir plus de recul pour pouvoir en parler.

J’ai été aspiré rapidement par l’histoire, les retournements de situation nous scotchant et nous obligeant à vouloir en savoir plus. 
Il y a par contre des « faiblesses » qui m’empêchent de le mettre sur ma top liste. Bien que la relation entre les personnages soit bien présente et forte, les liens entre chaque personnages forts et parfois émouvants, je n’ai pas été aussi touchée, comme pour « Taxi Driver » ou « Missing ». Il manquait ce petit quelque truc pour rendre le drama épique et incroyable.

Il y a aussi des moments de ralentissement. Des moments qui ne nous semblent pas nécessaires ou mal exploités. Nous ressentons de l’empathie pour So Mum et beaucoup moins pour les autres. Leur passé ne sont pas assez mis en valeur. Par exemple dans « Taxi Driver », la douleur de Go Eun nous donne des larmes dans les yeux et nous n’avons qu’une seule envie ! Que le criminel soit violemment châtié. Ici, Ha Na souffre aussi de la mort de sa famille. Et pourtant, le temps qui lui est consacré me semble mal exploité. Je n’ai pas réussi émotionnellement à ressentir sa souffrance. Pareil pour Mo Tak et Gi Ran, leur relation n’était pas assez profonde, il m’a été difficile de ressentir leur affection et donc de compatir par la suite…


J'évite habituellement de parler des sous-titres. Je respecte beaucoup le travail des fansub, même si on y trouve des fautes ou des erreurs. Par contre, je ne mentirai pas si je disais que les sous-titres de NETFLIX sont vraiment frustrants! La personne qui a traduit ce drama soit ne s'y connait rien en traduction, soit ne s'y connait rien dans la culture asiatique, j'éviterai à, l'avenir leur sous-titre...

Il n’en reste pas moins que le temps passe vite et qu’on passe tout de même un bon moment avec ce drama.

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Familiar Wife
2 personnes ont trouvé cette critique utile
juil. 19, 2021
16 épisodes vus sur 16
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Globalement 6.0
Histoire 6.0
Acting/Cast 8.0
Musique 7.5
Degrés de Re-visionnage 1.0

un drama de time travelling plus que décevant

J'adore les histoires de time travelling. Que cela soit type thriller/crime/suspense comme les excellents "Signal" ou "Tunnel", ou une romance comme les émouvants "Go back couple" ou " 18 again". Ici le time travelling couplé à mon chouchou Ji Sung, il ne m'en fallait pas plus pour me lancer à corps perdu devant ce drama.
La douleur et la déception n'en furent que plus grandes. Si j'avais fait mes devoirs plus tôt, j'aurais appris que Yang Hee Seung, scénariste de "Oh My Ghostess " et de " Weightlifting Fairy Kim Bok Joo", deux dramas que j'ai vraiment vraiment vraiment détesté (pardon pour les nombreux fans de ces deux dramas), était aussi la plume de ce drama. Si j'avais su. Je n'en serais pas là à écrire.

L'histoire en elle-même n'a rien d'extraordinaire. Un couple malheureux, qui par manque de communication. Qui par épuisement physique et morale. Qui par choix catastrophique. Sont sur le point de non retour. C'est du déjà vu. Qui n'a jamais eu envie de revenir en arrière? D'effacer et de tout recommencer? Moi la première. Rien d'immoral. Rien de nouveau.
A la différence de "Go back couple", ici, seul le point de vue de l'homme est mis en avant. C'est à travers ses yeux que que nous apprenons au fur et à mesure le pourquoi du déclin de couple. Et c'est ce qui est regrettable. Alors oui, ne le cachons pas, Cha Joo Hyuk est détestable. Il prend les mauvaises décisions pour les mauvaises raisons.
La douleur de Seo Woo Jin est ignorée. Les difficultés de sa femme bafouées. Alors, oui, on ne peut que le maudire. Et compatir ( du moins essayons...) aux malheurs de Seo Woo Jin. Malheureusement, il m'a été impossible de ressentir la moindre empathie pour elle. Nous ne voyons ses souffrances qu'à travers Joo Hyuk. Cela a été d'ailleurs pénible de voir Joo Hyuk se flageller durant une bonne partie du drama. Etre un couple, c'est être deux. Et cela fut loin d'être le cas ici.
L'alchimie entre Woo Jin et Joo Huyk n'est pas mauvaise, certains moments étaient vraiment agréables et prêtaient à sourire. Rien d'intense et de fusionnel par contre. Ce fut un autre regret. Pas de battement fous du coeur. Pas de montée d'adrénaline. Ou de sourire niais que l'on se forcerait à contenir. Rien.

Le drama est rempli d'absurdité et d'illogisme...Une mauvaise écriture du scénario.
J'ai vraiment eu du mal à avaler la minute pseudo dramatique" ah mes enfants" de Joo Hyuk! Ses enfants n'existent plus dans cette vie et tout ce qu'il trouve à dire c'est "pardon, papa est désolé"???? What the heck, quoi....Dans "Go back couple", la douleur de Ma Jin Joo lorsqu'elle comprend qu'elle a perdu son enfant m'a brisé le coeur. Mon coeur de maman.
Et puis.
Qui est ce "voyageur du temps" rencontré dans le métro?
Comment la mère de Woo Jin pouvait-elle avoir gardé ses souvenirs dans la deuxième vie? mais pas la troisième vie?
Qu'est ce qui détermine les actions de chacun? les interactions? Pourquoi un personnage "mauvais" dans une vie ne l'est plus dans l'autre vie?
Pourquoi ces sauts dans le temps? comment? Que s'est-il passé entre 2006 et 2018? Pourquoi attendre aussi longtemps?
Autant d'interrogations qui resteront sans réponse. A ce stade ce n'est plus de la frustration, juste un gros soupir de découragement.

Il y a eu de bon moment, des moments drôles comme la scène où Joo Hu-yuk fuit Woo Jin dans leur 3ème vie, des moments émouvants, les scènes entre Woo Jin et sa mère. Les scènes adorables entre Cha Joo Eun et Oh Sang Shik , les meilleurs selon moi. Ce sont ces scènes qui m'ont fait terminer ce drama. Mais pas sans de nombreux bâillements d'ennui. Une fin trop longue et sans intérêt, un scénario bancal, des personnages sans réel profondeur m'obligent tout de même à ne pas donner une bonne note. Je vais me dépêcher de passer à autre chose. D'oublier.


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Qing Ya Ji
2 personnes ont trouvé cette critique utile
mai 13, 2021
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Globalement 9.0
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 9.0

Une tuerie visuelle!

Une magnifique découverte ! Amateur d'univers de fantasy, de RPG et de manga, n'hésitez pas à donner sa chance à ce film au visuel incroyable.

"Dream Of Eternity" raconte l'histoire de Qing Ming en route vers la cité impérial où il est attendu pour la cérémonie du ciel, ainsi que 3 autres maitres. Qing Ming et les 3 autres maitres, Bo Ya, Long Ye et He Shou Ye ont la mission d'enfermer pour de bon un serpent démon. Durant la cérémonie, une crise survient mettant à jour une vérité profondément cachée.
"The Yin Yang Master : Dream of Eternity" est sorti en décembre 2020, peu de temps avant son concurrent (plus que) direct : "The YinYang Master" ( février 2021).

"Dream of Eternity" est une adaptation du roman "Onmyouji", un roman japonais écrit par Baku Yumemakura en 1986. Un roman à succès qui connaitra une adaptation en manga, en 13 volumes, du même nom et illustré par Okano Reiko paru de 1993 à 1995. Il y aura aussi un jeux vidéo, "Onmyoji" développé par NetEase et qui verra le jour en 2018 en France.
Ce film a été réalisé et écrit par le réalisateur Guo Jing Ming (le plus jeune scénariste à rejoindre l'association des écrivains en Chine) et est donc la 3ème adaptation de l'oeuvre de Yumemakura, les 2 premiers sont quant à eux des films sortis au Japon en 2001 et 2003.
"The Yin Yang master : Dream of Eternity" a bien failli ne pas voir le jour suite à des plaintes et un appel au boycott à l'encontre du réalisateur pour plagiat. Le coeur du conflit se trouvant être la technique de téléportation de Qing Ming similaire à celle de "Doctor Strange" (Marvel). Le film sortira finalement après ses déboires sur grand écran (ainsi que sur Netflix) et se placera 5ème dès sa sortie.

Si plagiat il y a, je ne saurais vous le dire à quel point car je ne connais pas très bien l'univers de "Doctor Strange", il serait tout de même dommage selon moi de passer à côté de cette oeuvre visuellement superbe.

Je ne pensais pas un jour découvrir un film chinois aussi beau visuellement (et pas que). Les effets spéciaux ont été confiés à un studio coréen spécialisé dans l'animation et les effets spéciaux, 4Th Creative Party, qui ont travaillé notamment sur "Okja", "Snowpiercer" et "Peninsula".

Le résultat est bluffant. Les images sont magnifiques. Les couleurs nous feraient presque croire à un tableau ! la composition sombre faite de noire et tous ses dérivés sont étrangement chatoyantes. Par exemple, Bo Ya tout de noir, se fondant dans un décor flirtant avec le lyrisme sombre de la nuit d'une façon grandiose ou la ville vue de haut illuminée de tous ces détails lumineux et ces dégradés de noir et de jaune sont absolument magnifiques. Les couleurs bien que souvent sombres sont chaudes et colorées (oui un paradoxe, n'est ce pas?). Ne sont pas en reste les costumes et le maquillage qui subliment les personnages. Je pense à l'apparition de la princesse Zang Ping toute de rouge et judicieusement maquillée à outrance. Le costume de Bo Ya ou celui de la princesse Zang Ping durant les dernières scènes qui jusque dans les détails et les mouvements des tissus sont à couper le souffle. Tout le film est un régal pour les yeux, tout est maitrisé et pensé comme une oeuvre d'art.

Les combats. Nous savons déjà que les chinois possèdent une maitrise certaine dans la chorégraphie des combats. Ici point de mauvaise surprise. Tout est fluide et savamment orchestrée. L'action ne s'essouffle pas. Il n'y en a ni trop peu, ni trop tout court. Contrairement à ce que j'ai pu lire, le film n'est pas axé dans une action agressive et "show off". L'action est trépidante et rondement menée mais pas omniprésente, et le combat final d'autant plus dramatique que sublimé. Cette apparition de Bo Ya, à tomber par terre (dixit la fan girl que je suis), nous en jetant pleins les mirettes avec son torse (hihi) nu et ses ailes noires m'aura prise de court. C'est donc avec gourmandise que nous pouvons suivre ce fight de haut vol avec He Shou Ye. C'est aussi la première apparition de Bo Ya et son duel avec avec Qing Ming qui m'aura de suite convaincue.
Dois-je le dire? Mais j'ai adoré les invocations des maîtres gardiens. Pour une joueuse de la saga des FF que je suis (du moins jusqu'à FF12), cela a été euphorique de voir ces invocations et les apparitions magiques de ces maîtres gardiens. Le pire dans tout cela? On en redemande car il n'y en a pas assez! Et puis zuteuh quoi, ils ne sont là que si peu et j'ai réussi à m'y attacher horriblement. Je n'en dirai pas plus.

Mais au-delà de ce combat éternel entre le bien et le mal, c'est aussi un drame dans les coulisses qui se joue, une tragédie que nous sentons vaguement venir et qui sera l'apothéose du récit.
Chaque personnage a un passé qui détermine ses gestes et son attitude. N'ayant pas (encore) lu le roman ou le manga, je ne peux donc que me reposer sur ce que montre le film. Et ce fut suffisant pour vouloir en apprendre plus.
Nous découvrons au fur et à mesure que la motivation des crimes perpétrés n'est autre (ce n'est plus surprenant) que le lien intemporel entre deux personnages (je ne les nommerai pas afin d'éviter le spoil).
Et c'est un exercice difficile que de dépeindre autant de richesse émotionnelle en 2 heures.
2 (petites) heures pour nous faire comprendre le lien qui unit Qing Ming et Bo Ya. Les aimer. Et les accompagner.
Si peu pour nous conter une romance tragique.
Nous avons pu entrapercevoir le passé tragique de Bo Ya et de Qing Ming. Et ce fut presque une réussite.
Je dis presque, car j'aurais adoré en savoir plus. Surtout Bo Ya....peut-être dans la suite à venir.

Et le casting? Qing Ming, interprété par Mark Chao, est un personnage raffiné, tout en "douceur" avec un humour discret et une assurance tranquille. Son acolyte, Bo Ya, interprété par Deng Lun (mille fois whoaaaaa), a au contraire une attitude rigoureuse et droite (un party pooper comme dirait mon chéri). Dès le départ en opposition, que cela soit au niveau de leur caractère ou de leur essence même (Qing Ming est mi-humain mi démon et Bo Ya un chasseur de démon), leur relation prend rapidement de la profondeur jusqu'à l'ultime geste d'amitié (ou d'amour, tout dépend de ce que l'on veut voir) entre Qing Ming et Bo Ya. Les dialogues, un mélange de taquinerie et d'humour, sont savoureux. La tournure que prendra leur relation se fait tout naturellement et nous oblige à nous y attacher involontairement.
Long Ye est un personnage intéressant mais très peu (et trop vite disparue) exploitée. Espérons que dans la suite à venir, qui porte son nom, on en apprenne plus.
Le jeu d'acteur est à la hauteur de ce qu'on peut attendre d'une superproduction de cette envergure. Si vous ne le savez pas encore, je suis une admiratrice de Den Lun depuis "Ashes of Love" (son jeu d'acteur, sa voix terriblement sexy et puis accessoirement son joli visage) et j'étais plus que ravie de le retrouver ici. Un rôle qui lui va comme un gant tout comme pour Mark Chao (que je connais moins).

l'OST de ce film a été confié à un compositeur japonais, Kenji Kawai, connu notamment pour sa collaboration avec Mamoru Oshii (Ghost in the Shell). Mais il a travaillé aussi sur "Maison Ikkoku" (Rhâ ma jeunesse!), Ranma 1/2, la saga des Patlabor entre autres. Cela serait vraiment trop long de citer ses travaux, il y'en a beaucoup ; c'est donc un des compositeurs les plus connus avec Joe Hisaishi et cela se ressent sur la qualité du film. L'OST colle parfaitement à l'ambiance du film ainsi que la chanson du film interprétée par Den Lun, "Infatuation Tomb" (magnifique chanson).

Le budget alloué au film a été conséquent et cela transpire abondamment durant tout le visionnage. D'ailleurs il est à noter que la quasi-totalité du film a été tourné dans le studio "Hengdian World Studios", le plus grand studio de cinéma au monde. Y a été tourné "Empress Ki" le drama coréen, "Crouching Tiger Hidden Dragon" ou encore la superproduction "Mulan" de Disney. "Hengdian World Studios" est par ailleurs un parc d'attractions, un peu comme "Universal Studio" à Los Angeles.

Ce film est presque un sans faute, une histoire touchante où personne n'est vraiment mauvais ou bon. Une superbe photographie avec une palette de couleur incroyablement vivante. Je reste encore émerveillée de la beauté des costumes et de la façon chatoyante dont les plis dansent, on croirait que tout possède une âme. La chorégraphie y est magistralement orchestrée et la musique apporte la touche épique qui rend l'oeuvre d'autant plus émouvante. Les dialogues sont parfois drôles et parfois d'une sagesse étonnante.

Un must to see selon moi

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Nirvana in Fire 2: The Wind Blows in Chang Lin
2 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 19, 2021
50 épisodes vus sur 50
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 9.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Un chef d'oeuvre à n'en pas douter

L'histoire de ce deuxième opus se passe plusieurs années après les événements du premier. Peut-être une cinquantaine d'années plus tard, car le Prince Jing n'est plus et c'est son successeur, l'empereur Liu Jun de Liang qui est sur le trône. Ici dans, le drama tourne autour de l'histoire de la maison de Chang Lin, une puissante famille de militaire dont le chef de famille n'est autre que le grand prince royal, frère de l'empereur. La famille Chang Lin est composé de deux frères, Xiao Ping Zhang et Xiao Ping Jing, ainsi que l'épouse de Ping Zhang, Meng Qian Xue. Une famille puissante et respectée, ayant plus de 180 000 hommes fidèles sous leur autorité. Voilà de quoi faire peur et jalouser les puissants de la cour. Complots sur complots, le but de ces personnes est donc de faire tomber la famille Chang Lin afin d'anticiper une probable rébellion de la part cette branche royale.

Si NIF2 n'est pas aussi incroyable que NIF1, aussi intelligemment et savamment mené, il est émotionnellement plus fort et plus intense. La force de ce drama est justement les liens familiaux! et mes aieux, quels liens. Quelle force. Quelle magnifique leçon d'amour entre des frères. Entre le père et ses fils. Entre l'épouse et son mari. entre la belle-soeur et son beau-frère. Ici, le mot filial prend tous son sens!

Le lien qui unit les deux frères est magnifique! Un tel amour entre frère, une telle alchimie entre eux qui est inoubliable. Ping Zhang le calme et Ping Jing le fougueux. Si différent et si unis tout à la fois. L'émotion qui se dégage de leur "dispute", de leur accolade est tellement forte que j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à retenir mes larmes par la suite.
Pareillement pour le père Royal. Nous avons eu le coeur qui ne s'en remet toujours pas. Ting Sheng a une telle sagesse dans ses propos avec ses fils, il a une telle affection dans son regard, envers eux, que cela en est poignant (sacrebleu, j'avais oublié que ces acteurs savaient jouer avec leur yeux...). Ses gestes sont mesurés et en même temps avec une dignité royale qui impressionne. Et cette seule et unique fois où Ting Sheng pleure et hurle...punaise mon coeur ne l'a pas oublié....
Je n'oublie pas Ping Zhang et sa femme, Meng Qian Xue, qui sont un des couples les plus jolis à regarder. Leur amour, tranquille d'un vieux couple, est inspirant. Tous leurs gestes transpirent d'amour et leur attention l'un envers l'autre sont adorables et naturelles.

Si la force de ce drama est ce lien incassable entre les personnages, il faut dire que les personnages sont magistralement interprétés par des acteurs bourrés de talents. Pas une seule fausse note, j'ai même redécouvert Turbo Liu que j'avais vu dans "Novoland, eagle flag" mais qui ne m'avait pas forcément marqué. Ici, Turbo Liu démontre toutes les facettes de Ping Jin, de l'insouciance à la douleur avec sincérité. Son sourire de coquin et ses regards pétillants ont donnée vie à ce personnage talentueux. Ping Jin, enfant insouciant et spontanée, parfois boudeur mais toujours à l'écoute de son frère et de son père, évolue dans la douleur et deviendra un adulte mature, usant de son immense talent de tacticien pour ceux qu'il aime.
Inutile de dire que Huang Xiao Ming est un acteur qui sait donner une profondeur incroyable à son personnage. Tout comme son père, Ping Zhang est un personnage calme et réfléchi. Ses paroles sont toujours mesurées et pesées avec soin. Ce qui en fait le personnage clé pour le maintien de la paix dans le royaume.
Hormis le clan des Chang Lin, pratiquement tous les personnages secondaires ont été interprétés avec finesse et de manière juste. Je pense notamment à la douce Lin Xi, à Yuan Qi, à mon chouchou Fei Zhan, à mon autre chouchou General Yue Yin Chuan...

Il est difficile de décrire les émotions que ce drama a engendré chez nous, chéri et moi. Une palette d'émotions violentes qui nous a amené plusieurs fois à pleurer et à vouloir aller les consoler. A se battre à leur côtés. Nous avons rarement été aussi heureux et excités que de voir l'armée de Chang Lin à la fin mener l'étendard bruyamment. Fièrement. Limite, j'en dansais de joie. Quelle scène épique. Qui résonne encore encore dans ma tête.
Certains peuvent reprocher une certaine lenteur dans ce drama. Il est vrai que nous avions envie de sauter des épisodes, juste par impatience, et non par ennui. L'impatience de voir Ping Jing leur mettre une raclée. De voir celui qui le mérite comprendre que ce qu'il a fait n'en valait pas la peine. La lenteur de ce drama est une force et une faiblesse tout en même temps. Tout dépendra de votre capacité à réfréner votre impatience à la conclusion. En ce qui nous concerne, cela ne fut pas une nuisance. L'émotion étant le coeur de ce drama, nous n'en attendions pas des actions grandiloquentes.

Le plaisir de traquer les traces du passé a presque été un péché de gourmandise. Tout le long du drama, quelques détails révèlent les liens des personnages avec Mei Chang Su . Nous étions si heureux de voir parsemer ici et là des détails sur Mei Chang Su et le Prince Jin, ce jeu de devinette sur qui est lié avec Mei Chang Su était un petit moment de plaisir qui a donné une dimension de retrouvaille avec de vieux amis et ce jusqu'au dernier épisode. L'apothéose fut la révélation finale. Ceux qui auront vu le premier, comprendront ^^ .

Pour finir, l'OST. Certaines musiques sont magnifiques et siéent parfaitement à cette fresque épique. Nous passons tour à tour des rires aux larmes et des sanglots à l'émerveillement. La chanson de fin est SUBLIME. Une chanson, version féminine et masculine, qui monte en puissance telle une litanie d'amour et de douleur. Les paroles sont belles et si tristes à la fois. J'aime la version féminine, mais j'admet une nette préférence pour la version masculine, plus puissante et plus douloureusement lyrique.
Si NIF2 n'est pas aussi abouti que NIF1, il est toutefois plus intense et plus difficile émotionnellement.
Nirvana In Fire 3 est en préparation et c'est donc avec impatience que nous attendons ce troisième opus après la réussite incontestable des 2 premiers.

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Mr. Perfect and Miss Almost
2 personnes ont trouvé cette critique utile
avril 15, 2021
24 épisodes vus sur 24
Complété 0
Globalement 7.5
Histoire 7.0
Acting/Cast 8.0
Musique 8.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

Un drama sans prétention mais sympathique

Que voilà un petit drama sans prétention mais qui a le mérite d'être plutôt rafraichissant. Tous les clichés sont bel et bien présent. Le scénario en lui même n'est en rien original : une jolie héroïne, parfois maladroite, parfois naïve, possédant une nature chaleureuse. Et de l'autre côté, un professeur d'université, un matheux surdoué (ce n'est pas moi qui ira me mortifier de voir encore et encore le même stéréotype....) qui ne sait raisonner qu'à travers ses chiffres et ses statistiques. Un contrat de mariage en bonne et due forme afin de rendre heureux le grand-père, bref, du réchauffé, je ne vais pas le dénier à qui que ce soit.
Et.
Pourtant, ce drama m'aura tout de même fait sourire presque tout le long. Ce que j'ai fortement aimé est la relation réellement sincère entre nos deux protagonistes. Il n'y a quasiment aucun malentendu, et les seuls quiproquos qui sont venus jeter un pavé dans la marre n'ont pas duré et très vite, nos deux tourtereaux ont pu avancer. Et c'est le point fort de ce drama. Si Nian et Yun Shu avancent naturellement. La progression de leur amour est adorable et simple. Il n'y a pas de crise de larme, de crise de jalousie ou de colère qui viennent entacher leur relation. Si Nian respecte Yun Shu dès le début et ne la forcera jamais en rien. Il lui laissera tout le temps le choix de sa vie, de ses envies, de ses refus. Sans jamais faire peser une quelconque angoisse sur ses épaules. Et c'est réciproque. Et cela fait du bien quand un couple commence leur amour dans un respect profond de l'un envers l'autre.
Alors, oui cela manque un peu de passion bien que les bisous deviennent un peu plus passionnés vers la fin.
Oui, le drama n'est pas intense mais d'une sérénité reposante(et on en a tous besoin un jour ou l'autre).
Oui, tout parait facile pour ce couple, mais lorsqu'on est fatigué des dramas à complots, des dramas prise de tête, c'est reposant, nous n'allons pas nous mentir.

L'autre défaut que j'ai pu relever, sont les romances secondaires qui comme d'habitude ne sont pas vraiment nécessaires, ne sont pas intéressantes et qui m'ont "obligé" à zapper ces parties là.
Je dois tout de même préciser que j'ai beaucoup aimé l'avocat Meng qui m'aura bien fait sourire bêtement. Et surtout le grand-père qui est adorable.
Les fins d'épisode étaient rondement menés et avaient la particularité de nous obliger à vouloir voir la suite.

L'OST est sympathique et apporte un petit plus à la dynamique de certaines scènes. J'ai beaucoup aimé (en tant qu'artiste héhé) les dessins de Yun Shu. Et une artiste en couple avec un matheux, c'est un peu l'histoire de ma vie, je ne pouvais qu'aimer.

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L'amour Est Doux
2 personnes ont trouvé cette critique utile
déc. 11, 2020
36 épisodes vus sur 36
Complété 0
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 10
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 7.0

Une jolie surprise

Un hasard heureux m'a fait cliquer sur le premier épisode et me voilà partie pour une jolie romance drôle et adorable.
2 amis d'enfances, un thème que je chéris particulièrement, qui deviennent par la suite "plus que". Il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. J'ai fait mes petites recherches après avoir appris que Jiang Jun était allergique à ses larmes. Je me coucherais moins bête, car en effet, il est possible d'être allergique à ses propres fluides.
Nous avons donc ici un personnage féminin plein de ressource, forte et intelligente. J'aime ce genre de personnage qui sans pour autant clamer son indépendance envers la gent masculine à cors et à cri nous démontre que bien qu'amoureuse, elle sait aussi être espiègle, autonome, réfléchie dans ses choix, loyale sans être soumise, amoureuse sans être aveuglée. Bai Lu a superbement interprété son personnage, elle l'a rendue vivante de joie. On a apprécie grandement sa relation avec Yuan Shai. Une relation faite de taquinerie et d'amour fusionnel. On rit beaucoup que cela soit des gamineries de Yuan Shai, ou des réparties de Jiang Jun . Une très belle alchimie et une romance adorable, avec des baisers bien fougueux ^^
Yuan Shai est typiquement un personnage qu'on aime dès le premier regard (du moins pour moi!) Il a un sourire tellement coquin qu'on ne peut que fondre de tendresse. Il a su se montrer l'homme fort de la situation tout en restant prévenant et attentionné des sentiments de Jiang Jun.
J'ai moins aimé le couple secondaire (je dois avouer que c'est une facette des Cdrama que j'aime le moins, les couples secondaires souvent ennuyeux et inutile...), le couple secondaire n'est pas forcément ennuyeux mais je ne trouve pas qu'ils aient été nécessaire à l'avancée de l'histoire.
J'ai été ravie de retrouver Kido Gao, depuis mon coup de foudre de King's avatar. Il campe ici un personnage a double tranchant. A la fois sombre et plein de rancune, Du Lei a montré une facette étonnante de douceur et douleur. J'ai eu le coeur brisé pour son histoire personnelle et si Yuan Shai n'avait pas été aussi adorable, j'aurais eu le syndrome du second lead sans hésiter.
Un drama que je recommande à 100%, une belle romance avec des scènes de baisers intense, une romance drôle et attachante.
J'ai oublié de préciser que la demande en mariage est une des plus belles que j'ai vu! J'en ai eu les larmes aux yeux, ce qui ne m'était jamais arrivé pour une demande en mariage!

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The Secret of Picking Up the Light
2 personnes ont trouvé cette critique utile
oct. 11, 2020
24 épisodes vus sur 24
Complété 0
Globalement 9.0
Histoire 8.0
Acting/Cast 9.5
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 8.0
Cette critique peut contenir des spoilers
Je ne serais pas aussi sévère que certains dans mon jugement car comme d'habitude, ici parle mon coeur. C'est un titre qui m'intriguait et qui était donc dans ma watch list. Le premier épisode, contrairement à d'autres, ne m'avait pas réellement attiré. J'était un peu sceptique quant à la suite de l'intrigue, ce principe de jeux virtuel pour vous refaire revivre votre passé ne me paraissait pas des plus convaincants. Xia Shi n'était pas des plus charismatique. Mais dès le second épisode, je me suis laissé emporté par le courant. Et cela grâce au couple principal. Un des couples les plus naturels et adorables que j'ai pu voir. Alors il est vrai que c'est un peu étrange de ne voir le plus souvent durant les épisodes que le point de vu de Ye Sangyu. Pourtant, cela semble logique lorsque nous voyons la fin ( évitons le spoil) mais contrairement aux dire de certains ( qui aiment donner un jugement après avoir appuyer sur avance rapide tout le long), un peu de mauvaise foi ou bien de stupidité, le jeu virtuel est bien centré sur les mémoires de Yi Sangyu et de sa bande d'amis, il est donc bien logique et normal que le point de vue soit beaucoup centré sur Ye Zi et des personnages secondaires. Grâce à cela, Xia Shi retrouve peu à peu ses souvenirs, ses émotions enfouies. C'est un joli conte qui nous est montré.
La moitié de mes points, je l'avoue, est gagnée grâce à la personnalité rayonnante de Ye Zi. La jeune fille est adorable dans tout ce qu'elle fait et on ne comprend que trop bien pour quelle raison Xia Shi tombe amoureux aussi rapidement. Elle est ce genre de personnage qui transcende le mot "heureux". Et j'avoue que l'autre moitié des points vont à Xia Shi. Si au départ, je ne trouvait pas le LM extraordinaire, son calme, sa force naturelle rassure et je ne pouvais qu'être admirative devant sa façon de gérer et de répondre à la trop plein énergétique Ye Zi. Ils étaient diamétralement opposé et si complémentaire. Leur interaction était adorable et forte. Et j'avoue que l'amour inconditionnelle de Ye Zi était tellement rafraichissant. Un autre bon point est que pour une fois, il n'y a pas de dispute, de malentendu stupide, de rivaux diaboliques, de parents contre leur relation, bref, pas UN SEUL obstacle qui auraient rendu le couple pleurnichard face à un choix cornélien....Non, ici, leur histoire avance naturellement et c'est un tel soulagement de ne pas avoir à serrer les dents en se demandant s'ils vont ou non rester ensemble jusqu'au bout. Il y a bien sur les triangles amoureux, plus d'un, plus de deux ^^Mais ici les rivaux ne sont ni vicieux, ni agressifs, ni tordus d'esprits.
L'histoire du tueur en série est intéressante et apporte une petite touche de suspense dans ce monde de marsmallow et bien que cela n'ait pas été raconté comme dans un vrai drama de serial killer, c'était assez pour nous tenir en haleine.
C'est donc un drama agréable qui se regarde avec un réel plaisir, une romance des plus naturelles, un drama avec des triangles amoureux qui évitent les écueils angoissants et frustrants (et faciles) du drama qui tomberait dans le trop-larmoyant.
Bien sur, le drama ne tourne pas autour du E-sport, ne vous attendez pas donc à quelque chose dessus, et n'est ni un pur thriller. Mais un drama sur la justesse d'un amour, jusqu'à quel point peut-on aller quand on aime, sur les premiers balbutiements d'un premier amour. Sachez le juste. N'hésitez donc pas à lui donner sa chance, malgré les mauvaises notes, injustifiées à mes yeux, à l'heure actuelle, nous avons bien besoin d'un joli conte pour nous remonter le moral et nous faire sourire stupidement. En tout cas, voilà comment a parlé mon coeur ^^

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Ever Night
2 personnes ont trouvé cette critique utile
juil. 29, 2020
60 épisodes vus sur 60
Complété 0
Globalement 10
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 9.0
Degrés de Re-visionnage 10

Le premier Cdama qui m'aura autant gardé éveillée!

Ever Night (saison 1)

Quand un adolescent en quête de vengeance devient l'enfant prodige qui sauvera le royaume et combattra la nuit éternelle.
C'est l'histoire de Ning Que, un soldat, qui part à la capitale accompagné de sa fidèle servante, Sang Sang, une enfant qu'il a sauvé de la mort 13 ans plus tôt. L'objectif de Ning Que est de trouver l'assassin de sa famille (et de l'occire par la même occasion). Durant sa quête, somme toute classique, il fera la rencontre de personnages extraordinaires et deviendra le mythique 13ème frère de l'académie Tang.

Jusque que là rien de bien nouveau. Une trame classique de vengeance. Ce sont les rencontres que fera Ning Que qui feront la différence. La découverte de la légende de la "nuit éternelle", légende qui au fur et à mesure prendra de l'ampleur, deviendra au final la trame principal.

Si vous avez lu ma critique sur "Joy of Life" (retenez juste le mot parfait, et vous n'oublierez jamais "Joy of Life"), vous devez peut-être savoir qu' "Ever Night" sort de l'imagination prolifique et génialissime de Mao Ni, l'auteur de web-novel à succès en Chine. L'univers "d'Ever Night" est différent de "Joy of Life", il est axé sur un univers fantastique peuplé de tribu de guerriers, de mages et de démons (entre autres). C'est un univers extrêmement riche et on prend un énorme plaisir à découvrir les différentes tribus. Il va sans dire que l'académie Tang sera le pilier de ce drama. L'académie Tang avec ses 12 disciples est extraordinaire. Nous avons aimé chacun des disciples, leur atout et leur...ha ils n'ont que des atouts ^^ . Nous avons bien sur eu nos chouchous comme 1er frère ou 2ème frère. 12ème frère (Chen Pinpin). Ou 3ème soeur (alors, elle, elle est fantastique, particulièrement dans la saison 2). Et surtout, l'incroyable (le plus puissant de tous, le plus classe de tous, le plus drôle de tous) leur maitre Fu Zi (nous ne voyons plus la lune de la même manière depuis...). Bref, nous avons adoré toute l'académie. Leur lien de fraternité était immense. Leur loyauté. Leur solidarité envers Ning Que et Sang Sang. Et puis, ce sont les plus forts (ouais dit comme cela, je me prendrais presque pour une ado).

Les autres personnages qui foulent joyeusement ce drama ne sont pas en reste. Le chouchou de chéri, l'expert épéiste (j'avoue, il est tellement classe). Le maitre des pentacles Yan Se, sa relation avec Ning Que était tellement bouleversante et drôle (nous avons beaucoup beaucoup pleuré...). Les 3 maniaques, des femmes sexy, féminines et pourtant si douces et puissantes en même temps. Et l'empereur! Un empereur classe, manipulateur...et d'une gentillesse incroyable. Bref, Un drama riche en personnages attachants, complexes et bad ass. Que demander de plus...
Ce drama nous a totalement (mon mari et mes enfants) rendu accro durant tous les épisodes. Peu de drama nous aura rendu complètement addict. Tout était parfait (malgré le nombre d'épisodes qui peut faire peur au départ):

- Le jeu des acteurs qui était parfait, tout en subtilité et en force. Nous avons découvert surtout Chen Fe Yu, incroyable dans son jeu et Ireine Song (leur différence de taille, sur laquelle ils jouent à outrance pour notre plaisir est impressionnante!). Des acteurs confirmés comme Leon Lai ou Adam Cheng, cela fut un réel plaisir de les retrouver. Le casting était parfait et nous avions été super déçu du changement de casting dans la saison 2....

- La beauté de la photographie (Yoshitaka Amano a été consulté, graphiste illustrateur de la saga des Final Fantasy par exemple. Nous avons vraiment l'impression de nous trouver devant un film à haut budget. Bien que certains CG ne soient pas encore à la hauteur de ce que font les américains, je peux dire sans me tromper que le drama dans son entier n'a rien à leur envier, bien au contraire.

- L'OST est sublime. Elle est épique et envoutante. Les chansons et BGM collent parfaitement aux scènes. Mon ado de 11 ans est dingue de la bande son et l'écoute en boucle. Ma chanson préférée est la magnifique chanson "Darkness" de SITA. Mais il y a aussi Sincerely "d'ADA", ou encore "Lonely Guy's song" de Elvis Wang. Je trouve cela très frustrant de ne pas pouvoir trouver le CD. Je serais prête à dépenser une fortune pour avoir la bande son en CD...

- Les scènes de combat intenses, excitantes, sont d'une réelle finesse et magistralement orchestrées (on le comprend d'autant mieux lorsqu'on sait que John Bruno a été consulté pour les effets spéciaux. John Bruno a été en charge des films de James Cameron comme "Terminator", "Titanic" ou "Avatar" pour ne citer qu'eux....) les moyens mis en oeuvre pour ce drama que cela soit financiers ou technique sont hors normes pour un drama chinois. Et cela se ressent dès les premières images. D'un naturel à couper le souffle et fluide, visuellement ce drama est une réussite insolente. Ce qui est à applaudir lorsqu'on sait que la plupart du temps, les dramas chinois bénéficient d'un budget limité et ont donc des réalisations à faire fuir le cinéphile lambda, ce qui est dommage au vu de la qualité des dramas chinois (et je ne dis pas cela par ce que je suis chinoise, mon GeGe de coeur pourra vous confirmer que j'avais une nette préférence pour les Kdramas héhé).

- Le leader, Ning Que, tellement charismatique qu'on en reste sans voix, voyou au grand coeur, un sourire à tomber raide dingue et une répartie malicieuse qui ne s'oubliera pas, et dont on aime sans condition. Lorsqu'il combat, avec son épée, son parapluie ou son arc et ses flèches de talisman, comme des gamins, nous regardons tout cela avec des étoiles dans les yeux (limite de la bave aux lèvres). Si si je vous assure....je l'ai vu dans les yeux de chéri. Les seuls qui ont su nous donner ce grand frisson sont Ip Man et Kenshin.

- Sang Sang (Ireine Song) est juste incroyable dans son jeu, ses mimiques et son amour sans faille pour Ning Que...sa fragilité d'enfant combinée à son caractère de femme affirmée et à son obsession de la richesse font d'elle un des personnages de série les plus "kawai", impossible de ne pas l'aimer...

D'ailleurs. Une romance tellement extraordinaire! Le peu de fois où Ning Que et Sang Sang interagissent, notre coeur déborde devant leur démonstration d'affection. Leur alchimie est incroyable et bien que leur amour ne soit pas le moteur de la saison 1, on comprendra très vite la place qu'à Sang Sang dans le drama et SURTOUT dans la vie Ning Que. Sang Sang est tout. Et juste cette phrase que l'on entendra dans la saison 2 " Si le monde entier va à l'encontre de Sang Sang, j'irais contre le monde entier" aura fait battre nos petits coeurs à 100 à l'heure. Ou cette scène insoutenable (mon coeur ne me lâche pas, please) lorsque Sang Sang se sauve chez sa famille et que Ning Que la retrouve et la confronte devant ses parents. Sa colère, sa rage mêlée à cette peur irrationnelle de la perdre qui se lisait dans les yeux de Ning Que, dans sa voix, m'aura fait retenir mon souffle jusqu'à la fin. Aish, quelle romance mes aïeux, quelle romance! Le pire? c'est que ce drama n'est même pas une romance.

En conclusion, on ne s'ennuie pas : on s'amuse, on rit, on s'en pince à attendre que Ning Que réalise enfin ce que représente Sang Sang, on se régale devant des scènes de combat épiques, on s'exclame " Oh trop classe!!!!" et c'est donc avec ferveur que l'on croise les doigts pour une saison 3 (la saison 2, moins bonne que la saison 1, étant déjà sorti depuis l'hiver dernier).
Un drama qui se place dans mon Top, celui de mon mari et de mes enfants, un drama qui aura fait l'unanimité chez nous.
En un mot (ok, plusieurs en fait) épique, drôle, intense!

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Le conte des neuf queues
3 personnes ont trouvé cette critique utile
déc. 30, 2020
16 épisodes vus sur 16
Complété 0
Globalement 6.5
Histoire 7.0
Acting/Cast 7.0
Musique 5.0
Degrés de Re-visionnage 5.0

Une déception imprévisible

Je ne sais pas. Si le drama est mauvais. Ou si "Joy of Life" a influencé mes sentiments
(inexistants) durant le visionnage du drama.
Je l'attendais. Depuis le trailer qui m'avait donné l'eau à la bouche. Je trépignais d'impatience comme une enfant devant ses cadeaux de Noël. Nous nous étions promis de le regarder sans les enfants et d'une traite. Et puis. Rien. Pas un sourire. Pas une larme. Voire même un soupçon d'intérêt. 16 épisodes que nous avons fini en 2 semaines (au lieu de 2 jours comme nous l'avions prévu...).
Alors, oui, nous venions de finir "Joy of Life". Oui, nous avions découvert la perfection, l'ultime (mais cela est une autre histoire, écrit dans un autre avis) mais cela devait-il tout expliquer?
L'ennui devant la romance (trop de romance finit par tuer la romance) : les personnages principaux qui se cherchent un peu, se niaisent un peu, finissent par s'aimer, et puis, j'avoue, le passage que je trouve pénible, surtout si cela doit durer sur plusieurs
épisodes : les pleurs, les flashbacks à rallonge et inutile...bref, lorsqu'il y a trop de romance, trop de je t'aime moi non plus, de "ne me quitte pas" sur 20 minutes à chaque épisode, je fini par bâiller.
L'ennui devant les relations que cela soit les personnages principaux ou secondaires ; Zéro alchimie en ce qui me concerne. J'ai eu un début d'intérêt face aux 2 frères et puis au final, non. Trop classique, trop prévisible. Pas assez fort émotionnellement. Aucun des personnages secondaires n'étaient intéressants à mon sens.
Je n'ai pas réussi à accrocher ne serait-ce qu'un peu aux divers tourments des personnages : amoureux. Familial. Amical. Rien.
Et enfin, les vilains. Rien de transcendants. Rien d'effrayants. Moi qui adore la légende de Gumiho, qui aime avoir peur (du moins un peu), qui aime le suspense, j'ai été très déçue...
Le drama n'est pas mauvais en soi. Du moins je le crois. Le jeu des acteurs non plus. Mais, rien n'a été assez fort pour me tenir éveillé.
J'avais adoré "Gu Family Book" et "Korean Odyssey", et je m'attendais vraiment à adorer celui là aussi.
Je pense que ce drama peut plaire à un large public. Car je le répète, le drama n'est pas vraiment mauvais. Je suis surement devenue plus exigeante avec l'âge. Et avec ce que j'ai pu déjà voir ou lire.

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Abandonné 16/24
Jealousy Incarnate
4 personnes ont trouvé cette critique utile
août 18, 2020
16 épisodes vus sur 24
Abandonné 0
Globalement 6.0
Histoire 6.0
Acting/Cast 8.0
Musique 7.0
Degrés de Re-visionnage 3.0
Cette critique peut contenir des spoilers

Une grande déception....

Après un début prometteur, le drama devient ennuyant et tourne rapidement en rond.
La première moitié, le drama est drôle et frais. On rit de bon coeur.
La deuxième partie est beaucoup moins drôle et est axée sur le triangle amoureux avec ses sempiternelles scènes de grosses larmes et de va-et-vient entre les deux leads.

Le sujet sur le cancer du sein chez l'homme était intéressant, je n'avais jamais entendu parler de ce type de cancer aux hommes (après une petite recherche sur la toile).
Je n'ai pas par contre accroché à l'univers des journalistes, moins que dans "Pinocchio".

Au départ, j'aimais bien le personnage de Pyo Na ri et son amour à sens unique pour Hwa Shin était touchant...c'était sans compter le syndrome du second lead .
Go Jung Won incarne à mes yeux un amoureux parfait : sexy, drôle, riche ( oui amour peut rimer avec argent hahaha), sincère, intelligent, bref, je l'avoue, j'ai pour une fois, ce qui n'arrive pas souvent, le syndrome du second lead. J'ai réellement souhaité jusqu'au bout que pour une fois, l'héroïne choisisse notre malheureux second. Alors quand elle finit par tromper Jung Won, cela n'était plus possible pour moi de continuer à regarder le drama avec le même état d'esprit.
Je suis mal à l'aise avec l'infidélité dans les dramas (question de principe pour ma part), je n'ai jamais compris ce besoin de le montrer et de le valoriser comme dans les séries US (encore une fois, question de principe pour moi), ce qui me m'incite encore à me montrer encore moins impartiale dans les dramas. Certains dramas pourtant comme "On the way to the airport" ou "before we get married" par exemple ont su me toucher malgré le thème de l'infidélité.

Alors oui, Hwa Shin a été son béguin pendant 3 ans. Mais. Qu'elle sorte avec son ami ensuite tout en "poursuivant", sous couvert de sa préoccupation pour son cancer, Hwa Shin, est absurde.
Elle m'a donné l'impression d'avoir utilisé Jung Won. Il ne faut pas se leurrer, Hwa Shin commence pratiquement par tomber amoureux d'elle à l'instant où son ami lui même la courtise. J'ai donc cette désagréable impression que Jung Won a été seulement mis ici pour déclencher les sentiments du héros. Encore une fois, habituellement, j'aime les personnages qui font avancer le couple principal (la jalousie étant un très bon moteur), mais pas ici.

Ce qui m'a encore plus rendue en colère (oui, oui certains dramas peuvent nous mettre en colère), pourquoi continue-t-elle (Pyo Na Ri) à tanguer entre ces deux-là jusqu'à la toute fin? Je ne pouvais pas concevoir qu'on puisse faire autant de mal à une personne. Bref, c'est peut-être ringard et vieux jeu de ma part, mais je ne peux pas, je peux pas comprendre ce jeu du chat et de la souris entre 2 hommes. Alors des dramas comme "on the way to the airport" qui traite de l'infidélité avec beaucoup de sensibilité ou " before we get married" où on voit pertinemment l'héroïne resister de toute ses forces sont tellement plus interessants que cette hésitation malsaine de Pyo Na ri.

Que dire de Hwa Shin? C'est typiquement le héros que l'on veut nous faire aimer, grognon avec un mauvais caractère. J'aime en général ce type de personnage mais pas ici. Il est trop. Ses mots envers Pyo na Ri sont acerbes, cyniques, et sexistes. Il la prenait souvent de haut et la rabaissant assez souvent, j'avoue ne pas avoir adhérer. Je riais au début. Je n'ai plus ri ensuite.
Et son amitié avec Go Jung Won? WTH? On ne touche pas à la petite amie de son pote. C'est la limite, selon moi à ne pas dépasser. Pyo Na Ri n'est pas maltraitée, n'est pas trompée, n'est pas malheureuse avec Go Jung Won. Je ne voyais aucune justification, si ce n'est qu'il est son amour à sens unique depuis 3 ans, de quitter Go Jung Won.

Un drama avec un très bon début et qui finit insidieusement par décevoir.

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Complété
Love Your Bones Forever 2
3 personnes ont trouvé cette critique utile
sept. 7, 2021
24 épisodes vus sur 24
Complété 2
Globalement 9.5
Histoire 10
Acting/Cast 10
Musique 10
Degrés de Re-visionnage 10
Cette critique peut contenir des spoilers

Sublime!

Le drama nous conte la romance tragique de Zhou Sheng Chen, Prince Nan Chen, brillant général et de Cui Shi Yi, la fille d’une des familles les plus respectées de l’empire.

“Beauty bones are rare in the world.
Those with bones do not have skin, and those with skins do not have bones.
Most people in the world have superficial eyes, only the skin, but no bone.
If in this society, there is someone who has the memory of two lives and loves you deeply. How happy.
Shi Yi was like this to Zhou Shengchen.
And he has forgotten her a long time ago”.
Extrait du livre « One Life, One Incarnation – Beautiful Bones »
(一生一世美人骨)

Comment écrire l’indescriptible? Les mots semblent dénués de sens.

Lorsque j’écoute la chanson « Like one » interprété par Ren Jia Lun ou le magnifique duo de Mimi Lee et Jing Long interprétant
« Unworried», j’ai un peu honte, mais je pleure. Encore et encore. Non seulement la voix de Ren Jia Lun pour « Like One » ou celles de Mimi Lee et Jing Long les rendent intemporelles, les paroles empreintes de douceur et d’un amour absolu y éclatent à chaque note, chaque mot.

C’est une tragédie. Et nous le savons dès le premier épisode. Ce qui ne rend donc pas ce drama accessible à tout le monde. La lenteur des scènes et des interactions, le manque d’action pourront donc en freiner plus d’un. Je suis de ceux-là. Fuyant les histoires finissant mal. Détournant habituellement mon avidité loin des histoires où le happy ending n’a pas sa place.
Pourtant, juste par curiosité.
Juste comme cela.

J’ai lancé le premier épisode. Si le coup de foudre pouvait aussi exister dans ce genre de situation, je dirais donc que cela le fut véritablement pour ce drama.
24 épisodes, un format plutôt court, bien exploité et cruellement bien conté. Du début à la fin, mes yeux tout émerveillés par la beauté des images, la poésie qui s’en dégageait sereinement n’ont pas vu venir, bien que prévenus, cette douleur inattendue des derniers épisodes, des dernières images…

Zhou Shen Chen est un prince accompli. Il est la définition par excellence de HEROS et de galanterie incarnée. Son coeur n’est empli que de loyauté et de désir patriotique pour son royaume. Général depuis ses 13 ans, il n’a jamais perdu une seule bataille. Se donnant corps et âme dans la défense de son pays, il quitte le palais en jurant qu’il ne prendra de sa vie épouse et enfant, coupant court ainsi aux allégations de rébellion qu’il pourrait nourrir en tant qu’héritier potentiel.
Si je devais décrire ce personnage (s’il est humainement possible de décrire le merveilleux), je dirais tout simplement qu’il est, je ne parle qu’en mon nom, la perfection. Ses gestes sont emplis de noblesse, et on en vient sans effort à l’aimer. Ses rares sourires sont d’une sobriété magique.
Son intelligence et son maintien empreints de sérénité et de sagesse ne nous le rendaient que plus héroïque. Majestueux.
Ses choix, justifiés ou non, n’ont jamais été pour lui des regrets. Il a toujours su prendre des décisions et s’en tenir.
Des décisions qui ne l’épargne pas, loin de là. A travers ses regards et ses moments de solitude, nous sentions toute la douleur qui l’entourait.
Combien de fois, j’ai voulu. Qu’il arrête d’être ce grand prince, n’être qu’un simple homme.
Son amour envers Shi Yi était sublime. Tout dans le silence. Dans cet interdit qu’il ne rejette pas.
Ces mots qu’il n’a jamais pu lui dire, font mal.
Ces émotions qu’il n’ose même pas nommer, font mal.
Ces pensées qu’il s’interdit, font mal.
J’ai été ébloui par sa volonté de ne pas céder à la facilité. Admirative par la force de son entêtement. A ne pas traverser la ligne, bien qu’amplement encouragé par son entourage.

Il est parfois incompréhensible, pour nous simple spectateur de le voir se refuser ce simple bonheur. Il est donc bon de préciser que le drama baigne dans la philosophie d’époque, celle de Confucius. Prônant la loyauté envers son empereur et son pays, mais aussi la piété familiale et l’honneur de la famille, que cela soit Shen Chen ou Shi Yi, tous deux s’y tiendront scrupuleusement avec rigueur.

Ren Jia Lun a été magnifique dans ce rôle. Sa démarche lente et noble a été à la hauteur de ses expressions impassibles, rendant ses sourires d’autant plus chaleureux.
Je ne suis pas particulièrement une fan de Ren Jia Lun, ne l’ayant vu que dans « Under the power » et « Miss crow with Mr Lizard ».
Ici, il nous montre sans vergogne tout l’étendu de son talent. Je ne peux imaginer personne à sa place.
A travers ses actions, ses regards et ses sourires, c'est un amour sans concession et d'une pureté étonnante qui explose silencieusement.
Nul besoin de nous le dire.
Même en aparté.

La tendance actuelle est à l’image d’une héroïne de caractère, d’une héroïne qui a du répondant, d’une héroïne qui sait manier autant les armes que son cerveau, d’une héroïne qui n’a pas besoin du gentil prince pour la sauver! Oui, oui c’est ce qu’on voit de nos jours sur petit et grand écran. Shi Yi n’est rien de tout cela. Elle ne sait pas du tout se battre. Elle ne participe pas au débat politique. Elle se soumet à la volonté de sa mère. De l’impératrice. Du prince héritier. Elle pleure lorsqu’elle se fait gronder par Shen Chen. Elle n’a nulle ambition. Nulle trace de rébellion. Nulle trace de résistance. Les féministes en grinceraient des dents.
Et pourtant.
Shi Yi est magnifique. D’une beauté royale! J’ai été littéralement envoutée par ce personnage!
Ses pas d’une grâce incroyable et ses gestes infiniment raffinés crevaient l’écran à chaque apparition. Elle est le symbole, à mes yeux, de la féminité et de la noblesse.
Si l’image d’une princesse, celle que je lisais avec assiduité étant petite, devait être dessinée, cela serait sans aucun doute
Shi Yi.
Sa force ne résidait absolument pas dans les traits habituels que l’on retrouve chez une héroïne moderne. Sa gentillesse et ses sourires lumineux, sa simplicité lui ont gagnés les coeurs de la cour de Shen Chen en l’espace de quelques secondes. C’est assez étrange d’aimer sans ambages un personnage aussi simple, aussi obéissant. C’est un véritable tour de magie. Car le spectateur adhère totalement à ce personnage, retenant son souffle à chacune de ses apparitions. Elle a la prestance d’une reine. Le courage d’une sacrifiée. Car il en faut du courage pour suivre la voie que l’on ne choisit pas.
Du courage pour laisser partir la femme que l’on aime (Shen Chen).
C’est avec une certaine admiration que nous voyons Shi Yi évoluer autour du prince. La voir passer de petite fille muette aux sourires enfantins à cette femme sublime, cette femme qui sait que sa vie ne dépend que de celui qu’elle aime fut un voyage qui m’a marqué au-delà des mots. Les larmes, la souffrance atroce qu’elle partage à l’avant dernier épisode ont été insoutenables pour la spectatrice aguerrie que je suis….

La dernière scène, d’une beauté douloureuse, divine et superbe, toute de rouge vêtue, libérée, enfin heureuse de pouvoir suivre son coeur, est d’une telle intensité, d’une telle splendeur visuellement que j’en pleure encore.
Son amour pour Shen Chen fut celui d’une vie. L’unique. Le seul. Dans ce drama, ces mots prennent tout leur sens. A la seconde où son regard fut posé sur le brillant général, elle ne l’a plus jamais quitté. Plus jamais trahie. J’ai vibré avec une telle intensité leur relation, leur amour qui ne pouvait librement s’exprimer. Chaque interaction devenait un trésor. La subtilité de leur sentiment bien que décente n’en explosait pas moins à nos yeux. Personne ne s’y est trompé. Et encore moins eux-même.
Nous savons que c’est une tragédie. Nous savons que cela ne peut finir que mal. Cela aurait dû rendre tout ceci plus supportable.
Devrait.

Bai Lu a été fantastique dans son rôle. Durant la première partie, Shi Yi en jeune fille, muette et malicieuse a été magistralement interprétée par Bai Lu. Malgré les scènes où elle ne pouvait parler, ses expressions ont été si explicites qu’il était presque inutile de la voir utiliser le langage des signes.
Elle devient peu à peu femme, se transformant avec une grâce infinie et d’une beauté parfois irréelle pour notre plus grand bonheur. Son jeu a été plus que convaincant. Bai Lu a donné vie à ce personnage avec une intensité remarquable. Son duo avec Ren Jia Lun fut parfait. L’alchimie fut si réelle que j’y ai cru. Et nous vivons leur romance, leur solitude, leur douleur, leur bonheur avec force. Ce qui a rendu mon coeur meurtri au-delà des mots.

Les personnages secondaires ont eux-aussi été à la hauteur de nos deux tourtereaux. Nous suivons avec passion les relations de fraternité, de loyauté et d’amour qui les lient entre eux.
Si Shi Yi est loin d’être un personnage féminin qui brille par sa force physique ou par un tempérament de feu, ce ne fut pas le cas de Feng Qiao et de Xing Hua, deux femmes soldats aux caractères bien trempées et à la force et agilité redoutables. J’ai adoré tous les personnages secondaires autour de Shen Chen et plus particulière Xiao Yan, l’ex-prince reconverti en moine (oui, j’avoue, un petit crush, une petite infidélité envers Shen Chen ^^).

L’intrigue politique est présente mais non envahissante. Elle est très simple et a l’effet escompté.

La magie ne repose pas seulement sur cet amour unique et incroyable. Mais aussi sur la réalisation de chaque épisode. La photographie est une des plus belles que j’ai pu voir jusqu’à présent. La beauté visuelle de certaines scènes est à couper le souffle. Les couleurs chaudes contrastent avec la violence qui se joue autour de nos deux tourtereaux. Les costumes sont fastueuses, chatoyantes, mettant en valeur la beauté de notre couple (favori maintenant). Tout est soigné, les accessoires, les chevaux, les décors. La production n’a pas été avare sur ces détails qui font une différence avec ce qu’on peut voir habituellement. Le format de 24 épisodes y joue peut-être. Si tout le budget a été injecté dans 24 épisodes au lieu des 50 (environ) que l’on rencontre habituellement, la qualité s’en ressent.
La réalisation visuelle a été d’ailleurs faite à Hengdian World Studios, le studio le plus grand au monde où ont été notamment tournés « Mulan » et « Crouching Tiger, Hidden Dragon ».
La réalisation est fluide, les scènes se suivent agréablement, s’imbriquant parfaitement les uns après les autres. Les scènes d’action, peu mais présentes, sont méticuleusement orchestrées. Bien sur, ce drama n’est pas axé dessus et les scènes d’actions n’ont pas la même importance que dans « Ever Night » par exemple, mais elles restent plaisantes à regarder.

L’OST est magnifique, à l’image du reste du drama. Les chansons et les musiques apportent encore plus d’intensité à cette romance épique. Composé par le prolifique Tan Xuan, dont je ne connais malheureusement pas les oeuvres, la bande-son tourne en boucle depuis 2 jours, avec toujours les même images en tête (Je vous rassure, j’ai une vie en dehors des dramas, mais écouter des OST pendant que je travaille me permet toujours de revivre des émotions, toujours inspirant, surtout quand on dessine ou quand on peint).

Le drama est basé sur le roman de Mo Bao Fei, « One Life, One incarnation, Beautiful Bones », roman en 2 parties. Ce drama traite de la première partie (vous vous doutez bien que j’attend avec impatience le drama basé sur la deuxième partie!! Déjà 6 épisodes de sorti à ce jour). Mo Bao Fei est une écrivaine et scénariste connue et fort appréciée. Elle a à son actif
« Go Go Squid » ou « Scartlet Heart » (mon premier drama chinois, mon Dieu, le temps passe….).

Si je le regarderais à nouveau? Mille fois oui.

Un drama merveilleux visuellement. Une poésie à chaque épisode. Du pur lyrisme photographiquement. Un amour interdit, un amour qui traverse le temps. Un couple mythique à l’image de « Roméo et Juliet ». Des amants inoubliables.

Si vous n’avez pas peur de verser des larmes, peu ou à flot.
Si vous aimez l’esthétique d’une peinture aux milles et une couleurs.
Si vous courrez après les romances avec un immense R. Un amour avec A en majuscule.
N’hésitez pas. Jetez vous dessus. Avec un paquet de mouchoir (ne pas oubliez d’éloigner les enfants, sinon, vous aurez du mal comme moi à expliquer vos yeux rouges…).

Un must-to-watch.
Pour ceux qui aiment ce type d’histoire. Ou pas.

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