Renseignements

  • Dernière connexion: Il y a 1 jour
  • Genre: Homme
  • Lieu: France
  • Contribution Points: 0 LV0
  • Rôles:
  • Date d'inscription: août 15, 2020
9 Border japanese drama review
Complété
9 Border
0 personnes ont trouvé cette critique utile
by Kenseiden
Il y a 9 jours
10 épisodes vus sur 10
Complété
Globalement 8.0
Histoire 8.0
Jeu d'acteur/Casting 9.0
Musique 9.5
Degrés de Re-visionnage 7.0

Papa où t'es ?

En tant que thèmes récurrents, l'approche de la trentaine et l'amnésie rendent caduques toute tentative d'originalité dans un scénario de comédie romantique. Et, quand dès le titre ou l'affiche, on comprend que nous n'avons pas affaire à une ou deux personnes, mais bien 3 sœurs qui vont se remettre en question avant leur passage à la dizaine supérieure, des centaines de dramas nous reviennent en tête. Et ce n'est pas l'apparition de ce mystérieux amnésique, incarné par Matsushita Kouhei, qui nous rassure quant à l'originalité de l'histoire. Mais alors que je m'attendais à m'ennuyer profondément, face à un mauvais remake de l'excellent Tokyo Tarareba Musume, l'histoire dépeint contre toute attente et avec humour une famille que ne renierait pas Kore-eda.

Salle de bain privée
Car si de banales histoires d'amours se succèdent, s'achèvent ou commencent au son des hits du moment un peu trop présents et mielleux, c'est suivre la vie de cette famille qui donne un intérêt à l'histoire. Propriétaire d'un bain public, véritable institution au Japon, le Père a dû élever seul 3 filles aillant chacune 10 ans d'écart. Si la première a bien sûr profité de présence de sa mère jusqu'à sa majorité, son absence pèse sur les relations familiales, surtout que le père remarquablement joué par l'humoriste Goro est tenu pour responsable de sa disparition par ses filles. À l'aube d'un choix de vie crucial, pour chacune d'elle, le père disparait et laisse les 3 sœurs s'occuper, presque seules, du bain familial. Presque, car elles sont vite entourées de nombreux garçons tous aussi amoureux des unes que des autres. Ce qui aurait pu n'être qu'une sitcom des années 80 (les longs moments musicaux me font tellement penser au générique de la "fête à la maison"), se déroulant très souvent autour de la table du salon, interroge sur la famille et les liens qui nous unissent.

Un air de famille
Faisant des clins d'œils à Notre petite sœur, Tel père, tel fils ou même Une affaire de famille par cette tribu déjantée, je vois ce drama comme un hommage aux œuvres de Kore-eda. En plus léger évidement, même si les interrogations sont profondes, voire philosophiques sur le sens de la vie, l'engagement, la fidélité ou l'amour filiale. Un autre point commun avec les œuvres du maitre, c'est la réunion dans une même création d'incroyable tallents d'acteur. Kawaguchi Haruna me fait toujours autant vibrer, lorsqu'elle laisse couler une larme, et Kinami Haruka utilise son regard et son sourire au service de ses sentiments et de son humour tellement pétillant. Je n'en dirai pas autant des garçons qui transpirent tant la gentillesse, qu'ils en deviennent niais. OK, c'est de la romance, et les clips dans les parcs d'attractions sont là pour me le rappeler (et pour rallonger l'histoire), mais difficile après d'accrocher au mystère que détient Matsushita Kouhei. On aimera ses efforts pour chanter, moins ceux pour sourire. Ceci-ci dit, en termes de sourire coincé, c'est quand même Inowaki Kai qui détient la palme.

Tie-Up
Malgré une mise en scène too much, faite de bling-bling promotionnel pour les lieux commerciaux de Tokyo et l'ensemble des albums de Sekai no owari, le bain public respire encore la nostalgie. Mais elle reste diffusée à d'ose homéopathique, car la réussite, le travail, l'argent semblent être aussi important que l'amour d'avant la dizaine pour nos trois sœurs. La vitesse à laquelle elle renonce à l'amour pour l'une de ces trois raisons est flippante. Mais cela vaut peut-être mieux qu'un schéma paternaliste où madame dit oui les yeux pleins d'étoile. Une romance d'aujourd'hui.
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